Reginald Otten : « Le Maroc est un marché sur lequel easyjet doit s’ancrer »
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Réginald Otten est directeur général adjoint France et directeur Maroc
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Réginald Otten est directeur général adjoint France et directeur Maroc
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LA TRIBUNE AFRIQUE - Comment la décision d’installer une base à Marrakech s’est-elle construite ?
REGINALD OTTEN - Cela fait déjà vingt ans qu’Easyjet dessert le Maroc. Nous avons donc réfléchi à l’étape d’après. Depuis la crise sanitaire, ce marché s’est développé de manière exceptionnelle. Nous voyons la demande pour la destination continuer à s’accélérer, Marrakech étant certes le bijou, mais sur les autres destinations – nous desservons cinq aéroports – nous constatons aussi cet intérêt. Le Maroc est un pays qui se développe économiquement, l’investissement international est présent. Il existe aussi, à côté du tourisme de loisirs, un voyage d’affaires qui se développe, même si certes, il y a encore du chemin. Il faut regarder ce marché plus sérieusement. Easyjet c’est 4 millions de passagers transportés, sans avoir de base, ce qui est significatif pour un seul pays. La réflexion s’est posée à ce moment-là. En atteignant un tel niveau de trafic, il était intéressant de poser une base pour aller chercher encore plus de trafic.
Une base, c’est un peu la suite naturelle d’un marché qui, pour nous, à atteint une maturité importante.
De quelle façon, l’installation d’une base influe-t-elle sur la stratégie ?
Installer une base, c’est plus de développement. Cela nous permet d’opérer certaines lignes, que nous pourrions faire sans base, mais cela serait plus complexe car il faudrait passer par un autre aéroport pour pouvoir opérer. Je rappelle qu’Easyjet est une compagnie point à point, l’avion part le matin de la base et il y retourne le soir. Si on rajoute trop d’étapes, cela devient compliqué d’un point de vue opérationnel ou économique. Sans compter les aléas, notamment météorologiques, comme nous en voyons de plus en plus en Europe. Et sans compter la navigation aérienne française…
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Une base permet de comprendre le marché local et de mieux le desservir. Marrakech est certes une destination plus qu’un marché export mais il attire énormément, y compris des Marocains. Notre objectif principal sera de connecter des villes et de faire venir davantage de touristes vers ce pays, d’autant que le Maroc affiche une ambition très stratégique, celle d’atteindre 30 millions de passagers en quatre ans.
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