• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
La Tribune Afrique

Zimbabwe : volte-face fiscale sur l'or, Harare privilégie la bonne santé des mines à la rente immédiate

Photo de Idriss Linge

Idriss Linge, Agence Ecofin

Publié le 19 décembre 2025 à 15:47

Mthuli Ncube, ministre des Finances du Zimbabwe.

Mthuli Ncube, ministre des Finances du Zimbabwe.

DR

Le Quotidien Numérique

18 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Incendies : Positive Aviation franchit une étape décisive pour transformer un ATR en alternative au Canadair

  • 2

    Saturation du réseau électrique : 2 500 producteurs d’énergie renouvelable dans l’attente de solutions de raccordement

  • 3

    Bourse : Nvidia et les géants des puces dévissent sur les marchés, Apple devient la première capitalisation mondiale

  • 4

    Ferroviaire : la Tunisie poursuit la modernisation de son réseau en commandant 18 nouvelles rames

  • 5

    Sébastien Lecornu dans l'impasse des milliards d'euros d'aides aux entreprises

  • 6

    Bouygues Telecom se met en état de marche avant d’absorber SFR

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
Face aux avertissements du secteur privé et au risque de fuite des capitaux, le gouvernement zimbabwéen renonce à doubler les redevances aurifères pour 2026. Le ministre Mthuli Ncube opte pour un pragmatisme économique visant à sécuriser les flux vers la raffinerie d'État et à soutenir la monnaie ZiG, se démarquant ainsi du nationalisme minier en vogue en Afrique de l'Ouest.

C'est un revirement politique aussi soudain que stratégique qui vient de s'opérer à Harare. Moins de trois semaines après avoir annoncé, lors de la présentation du budget 2026, une hausse drastique des redevances sur l'or, le gouvernement zimbabwéen a fait marche arrière jeudi dernier devant le Parlement.

La proposition initiale, visant à porter les royalties de 5% à 10% pour capter une part plus importante de la manne aurifère, a été abandonnée au profit d'un mécanisme beaucoup plus souple. Cette décision, confirmée par le ministre des Finances Mthuli Ncube, marque la victoire du pragmatisme économique sur la tentation de la taxation maximale, dans un contexte où le métal jaune s'échange à des niveaux historiques autour de 4 300 dollars l'once.

Le cœur de cette réforme révisée réside dans la modification du seuil de déclenchement de la « taxe sur les profits exceptionnels ». Alors que le projet initial menaçait d'imposer un taux de 10% dès que les cours franchiraient des seuils relativement bas, le nouveau cadre maintient le taux standard de 5% tant que le prix de l'or reste inférieur à 5000 dollars l'once.

Ce n'est qu'au-delà de ce plafond — un niveau jamais atteint par le marché — que le taux supérieur s'appliquera.

Lors de son intervention devant les parlementaires, captée par les caméras de la chaîne nationale et relayée par les agences financières, le ministre Ncube a justifié ce recul par la nécessité de préserver la viabilité des opérations. « Nous avons écouté les représentations de l'industrie », a déclaré le ministre, reconnaissant implicitement que la première mouture du budget aurait pu étouffer les grands producteurs. Il a ajouté : « Notre objectif est de maximiser les revenus sans compromettre la capacité des mines à investir et à produire. Le seuil de 5000 dollars offre cette garantie de stabilité. »

L'impératif monétaire face au risque de contrebande

Cette prudence trouve une certaine cohérence dans la fragilité structurelle de l'industrie aurifère zimbabwéenne. Si les géants industriels comme Caledonia Mining Corporation sont les plus visibles, près de 77 % de la production nationale provient des mineurs artisanaux et de petite taille. Pour ces acteurs, une fiscalité trop lourde constitue un puissant incitatif au marché noir. Le gouvernement garde en mémoire les épisodes précédents où des hausses de taxes avaient vidé les circuits officiels au profit des contrebandiers qui exfiltrent l'or vers Dubaï. En maintenant le taux à 5 %, Harare cherche avant tout à garantir que le métal précieux continue d'arriver dans les coffres de la Fidelity Gold Refinery, l'acheteur unique de l'État. C'est une question de survie monétaire autant que budgétaire : la nouvelle monnaie locale, le Zimbabwe Gold (ZiG), est adossée aux réserves d'or en physique.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Comme l'ont souligné plusieurs analystes économiques lors des débats, « sans or physique dans les coffres de la Banque centrale, la crédibilité du ZiG s'effondre ». Le gouvernement a donc choisi de sacrifier une recette fiscale hypothétique pour sécuriser l'actif réel qui soutient sa souveraineté monétaire.

Victor Gapare, figure respectée du secteur minier local, avait précédemment averti que des taxes excessives rendraient inopérants les gisements profonds, coûteux à exploiter. En revenant sur sa décision, l'administration du président Emmerson Mnangagwa envoie un signal fort aux marchés internationaux : le Zimbabwe reste une juridiction ouverte aux affaires, capable d'adapter sa politique fiscale aux réalités du marché.

Stratégie d'incitation

Ce positionnement tranche singulièrement avec la tendance observée ailleurs sur le continent. En Afrique de l'Ouest, notamment au Mali et au Burkina Faso, les juntes au pouvoir ont récemment imposé des codes miniers beaucoup plus stricts, augmentant la participation de l'État et les taxes sans grande concertation. En choisissant la voie de la négociation, le Zimbabwe se positionne pour capter les capitaux miniers insécurisés par l'instabilité réglementaire sahélienne.

Les chiffres semblent pour l'instant confirmer la stratégie de l'incitation plutôt que de la coercition. Les livraisons d'or ont bondi de 37,5% au cours des neuf premiers mois de l'année 2025, pour atteindre près de 33 tonnes. Cette dynamique positive aurait été mise en difficulté par une fiscalité jugée punitive par les acteurs. Le ministre Ncube, souvent critiqué pour ses politiques d'austérité, s'offre ici une image de technocrate à l'écoute. « Il ne sert à rien d'avoir un taux de taxe élevé sur une production inexistante », a-t-il résumé lors de la clôture des débats budgétaires.

Pour l'heure, le pari est gagné : les pelleteuses continueront de tourner, et l'or de transiter par les circuits officiels, consolidant, au moins à court terme, la fragile stabilisation économique du pays.

Idriss Linge, Agence Ecofin

Sur le même sujet

L’enveloppe servira à accélérer l’accès à des solutions de cuisson non polluantes dans une Afrique qui concentre près de 1 milliard de personnes n'en disposant pas.

L'AIE annonce près de 790 millions € pour l’accès à des solutions de cuisson non polluantes en Afrique

En Afrique, l’accès des populations à une cuisson propre demeure l’un des principaux défis énergétiques. Entre politiques nationales et appuis financiers des partenaires au développement, l’heure est désormais à une mobilisation générale.

La Tribune Afrique
La consommation sénégalaise moyenne de sucre, de 25 000 tonnes par mois, pourrait augmenter « sensiblement » lors des fêtes religieuses Magal et Gamou en août.

Le Sénégal autorise à nouveau les importations de sucre

La bataille pour la réduction des achats de produits alimentaires est d’actualité dans plusieurs pays ouest-africains. Au Sénégal, le sucre fait partie, avec le riz et l’oignon, des principaux produits au centre de l'attention.

La Tribune Afrique
Selon la Banque mondiale, environ 80 % des routes nigérianes étaient en mauvais état en 2024, freinant les échanges et réduisant la compétitivité des entreprises.

Infrastructures : au Nigeria, les fonds de pension comme levier de développement

Le déficit infrastructurel en Afrique est l’un des plus importants au monde. Le Nigeria fait partie des pays ayant d'importants besoins en capitaux pour combler ce deficit dans les routes, les ports, le rail et l’énergie.

La Tribune Afrique
Accra doit néanmoins encore finaliser les accords avec la moitié de ses créanciers publics, dans le Cadre commun du G20.

Dette : le Ghana dit être au « stade final » de sa restructuration

Le Ghana approche de la fin de sa restructuration de dette, 3 ans et demi après le défaut qui l'avait mis au ban des marchés. Mais entre remontée de l'inflation, rechute du cedi et négociations encore ouvertes avec les créanciers publics, la sortie de crise reste sous surveillance.

La Tribune Afrique
Les modifications doivent limiter la conservation spéculative des permis, accroître la participation locale, et améliorer la redistribution des bénéfices de l’exploitation minière.

Or : au Ghana, le nouveau Code minier soulève des incertitudes pour l’avenir des producteurs

Premier producteur africain d’or, le Ghana veut renforcer son contrôle sur les permis, les revenus et les retombées locales du secteur. Pour les compagnies déjà implantées, la réforme annoncée du Code minier de 2006 soulève surtout des questions sur le renouvellement des titres.

La Tribune Afrique
A Rabat, le Premier ministre français, Sébastien Lecornu et son homologue marocain, Aziz Akhannouch ont signé 14 nouveaux accords, "pour aller plus loin".

« Changer d’échelle », le nouveau mantra de la France et du Maroc vers un traité bilatéral inédit

Transport, économie portuaire, défense… La quinzième Réunion de haut niveau France - Maroc qui s’est tenue ce 16 juillet, à Rabat, a débouché sur la signature de 14 nouveaux accords, constituant une étape majeure, alors que les deux pays préparent l’adoption d’un traité bilatéral qui sera le premier unissant l’Etat français à un pays non européen.

Premium
La Tribune Afrique
Diamantino Azevedo, ministre du Pétrole et des Ressources minérales d'Angola.

De Beers : l’Angola veut une place à la table où se décide l’avenir du diamant

Fragilisée par la baisse des prix, le recul de la demande chinoise et l’essor des pierres de laboratoire, l’industrie mondiale du diamant cherche un nouveau modèle. Dans cette recomposition, plusieurs pays africains producteurs veulent désormais peser davantage sur les choix qui façonneront le marché.

La Tribune Afrique
Environ 221 000 personnes supplémentaires devraient être directement connectées aux marchés régionaux et aux services essentiels.

Agriculture : le Sénégal veut désenclaver les zones agricoles et faciliter l'accès aux marchés

Longtemps confronté aux limites de ses chaînes de valeur agricoles, le Sénégal cherche désormais à transformer son potentiel productif en croissance durable, en misant sur la logistique, la conservation et la création de valeur dans les territoires ruraux.

La Tribune Afrique