• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
La Tribune Afrique

Or : le Burkina Faso crée un fonds souverain pour porter des investissements de long terme

Agence Ecofin

Publié le 22 mai 2026 à 11:00

Fin 2025, le Burkina Faso comptait quinze mines industrielles en activité, pour une production totale estimée à 51,5 tonnes d’or.

Fin 2025, le Burkina Faso comptait quinze mines industrielles en activité, pour une production totale estimée à 51,5 tonnes d’or.

DR

Le Quotidien Numérique

18 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Incendies : Positive Aviation franchit une étape décisive pour transformer un ATR en alternative au Canadair

  • 2

    Saturation du réseau électrique : 2 500 producteurs d’énergie renouvelable dans l’attente de solutions de raccordement

  • 3

    Bourse : Nvidia et les géants des puces dévissent sur les marchés, Apple devient la première capitalisation mondiale

  • 4

    Bouygues Telecom se met en état de marche avant d’absorber SFR

  • 5

    Sébastien Lecornu dans l'impasse des milliards d'euros d'aides aux entreprises

  • 6

    Ferroviaire : la Tunisie poursuit la modernisation de son réseau en commandant 18 nouvelles rames

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
Porté par la hausse des cours de l’or et par une volonté croissante de souveraineté économique, le Burkina Faso mise sur un fonds souverain minier pour transformer une partie des revenus extractifs en investissements de long terme. Cette initiative intervient alors que les acteurs nationaux renforcent progressivement leur présence dans l’exploitation industrielle du métal jaune.

Le Burkina Faso accélère sa stratégie de souveraineté économique autour de son secteur aurifère. Réuni le 21 mai, le Conseil des ministres a adopté un décret portant création du Fonds souverain minier d’investissements du Burkina Faso (FSMIB), baptisé « Siniyan-Sigui ». Le mécanisme prendra la forme d’un compte d’affectation spécial destiné au financement de projets industriels et d’infrastructures, avec les premiers investissements attendus à partir de 2027.

Selon le ministre de l’Économie et des Finances, Aboubakar Nacanabo, le fonds sera alimenté par les recettes additionnelles générées lorsque les cours des minerais dépasseront les seuils de référence fixés par l’État. Les excédents dégagés au-delà de ces niveaux seront ainsi orientés vers des investissements de long terme, dans une logique inspirée des fonds souverains mis en place par plusieurs pays producteurs de matières premières.

Pour les autorités burkinabè, l’objectif est de transformer « les rentes minières en levier de développement durable et de souveraineté économique au profit des populations du Burkina Faso ». Le compte rendu du Conseil des ministres précise également que le fonds devra permettre de « financer de manière autonome des infrastructures stratégiques et la relance industrielle nationale », mais aussi de « renforcer la souveraineté financière du Burkina Faso et améliorer sa notation souveraine ».

Reprendre la main sur les revenus miniers

Cette initiative s’inscrit dans un mouvement plus large de réorganisation du secteur extractif engagé par les autorités de transition depuis 2022. Malgré son statut parmi les principaux producteurs d’or d’Afrique de l’Ouest, le Burkina Faso faisait face à une situation où une part importante des revenus issus des mines était captée à l’extérieur du pays, sous forme de rapatriement des profits par les groupes internationaux.

Dans ce modèle, les retombées locales restaient limitées, aussi bien en matière de création de valeur que de transfert de compétences ou de développement d’un tissu industriel national autour de la chaîne minière. Pour Ouagadougou, la question dépasse désormais la seule collecte de recettes fiscales et touche directement à la souveraineté économique ainsi qu’à la maîtrise des ressources stratégiques.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

La création du FSMIB intervient d’ailleurs dans un contexte où les autorités multiplient les initiatives visant à accroître le contrôle national sur les actifs miniers. À travers la Société de participation minière du Burkina Faso (SOPAMIB), l’État contrôle déjà trois mines industrielles, marquant une rupture progressive avec plusieurs décennies de domination quasi exclusive des opérateurs étrangers sur l’exploitation industrielle de l’or.

Une montée en puissance des opérateurs burkinabè

Le paysage minier burkinabè connaît en parallèle une transformation progressive du profil de ses acteurs. Avant 2022, une seule mine industrielle était exploitée par un opérateur national : la mine de Karma, portée par Riverstone Karma et détenue par Élie Ouédraogo.

À fin 2025, le pays comptait quinze mines industrielles en production pour une production totale estimée à 51,5 tonnes d’or. Parmi elles, six seraient désormais détenues majoritairement par des acteurs burkinabè, soit 40 % du parc minier industriel national.

Cette progression traduit une évolution notable dans un secteur historiquement structuré autour des capitaux étrangers. Pour les autorités, l’enjeu consiste désormais à consolider cette montée en puissance des opérateurs locaux tout en utilisant les revenus miniers comme levier de transformation économique.

Au-delà de l’effet d’annonce, le défi sera toutefois de garantir une gouvernance suffisamment crédible et transparente du futur fonds souverain. Dans plusieurs pays riches en ressources naturelles, ces mécanismes ont parfois été fragilisés par des usages budgétaires de court terme ou par une faible capacité à orienter durablement les revenus extractifs vers des investissements productifs. Pour Ouagadougou, la réussite du FSMIB dépendra donc autant des volumes de recettes mobilisés que de la capacité de l’État à inscrire cet outil dans une stratégie industrielle cohérente et soutenable.

Agence Ecofin

Sur le même sujet

L’enveloppe servira à accélérer l’accès à des solutions de cuisson non polluantes dans une Afrique qui concentre près de 1 milliard de personnes n'en disposant pas.

L'AIE annonce près de 790 millions € pour l’accès à des solutions de cuisson non polluantes en Afrique

En Afrique, l’accès des populations à une cuisson propre demeure l’un des principaux défis énergétiques. Entre politiques nationales et appuis financiers des partenaires au développement, l’heure est désormais à une mobilisation générale.

La Tribune Afrique
La consommation sénégalaise moyenne de sucre, de 25 000 tonnes par mois, pourrait augmenter « sensiblement » lors des fêtes religieuses Magal et Gamou en août.

Le Sénégal autorise à nouveau les importations de sucre

La bataille pour la réduction des achats de produits alimentaires est d’actualité dans plusieurs pays ouest-africains. Au Sénégal, le sucre fait partie, avec le riz et l’oignon, des principaux produits au centre de l'attention.

La Tribune Afrique
Selon la Banque mondiale, environ 80 % des routes nigérianes étaient en mauvais état en 2024, freinant les échanges et réduisant la compétitivité des entreprises.

Infrastructures : au Nigeria, les fonds de pension comme levier de développement

Le déficit infrastructurel en Afrique est l’un des plus importants au monde. Le Nigeria fait partie des pays ayant d'importants besoins en capitaux pour combler ce deficit dans les routes, les ports, le rail et l’énergie.

La Tribune Afrique
Accra doit néanmoins encore finaliser les accords avec la moitié de ses créanciers publics, dans le Cadre commun du G20.

Dette : le Ghana dit être au « stade final » de sa restructuration

Le Ghana approche de la fin de sa restructuration de dette, 3 ans et demi après le défaut qui l'avait mis au ban des marchés. Mais entre remontée de l'inflation, rechute du cedi et négociations encore ouvertes avec les créanciers publics, la sortie de crise reste sous surveillance.

La Tribune Afrique
Les modifications doivent limiter la conservation spéculative des permis, accroître la participation locale, et améliorer la redistribution des bénéfices de l’exploitation minière.

Or : au Ghana, le nouveau Code minier soulève des incertitudes pour l’avenir des producteurs

Premier producteur africain d’or, le Ghana veut renforcer son contrôle sur les permis, les revenus et les retombées locales du secteur. Pour les compagnies déjà implantées, la réforme annoncée du Code minier de 2006 soulève surtout des questions sur le renouvellement des titres.

La Tribune Afrique
A Rabat, le Premier ministre français, Sébastien Lecornu et son homologue marocain, Aziz Akhannouch ont signé 14 nouveaux accords, "pour aller plus loin".

« Changer d’échelle », le nouveau mantra de la France et du Maroc vers un traité bilatéral inédit

Transport, économie portuaire, défense… La quinzième Réunion de haut niveau France - Maroc qui s’est tenue ce 16 juillet, à Rabat, a débouché sur la signature de 14 nouveaux accords, constituant une étape majeure, alors que les deux pays préparent l’adoption d’un traité bilatéral qui sera le premier unissant l’Etat français à un pays non européen.

Premium
La Tribune Afrique
Diamantino Azevedo, ministre du Pétrole et des Ressources minérales d'Angola.

De Beers : l’Angola veut une place à la table où se décide l’avenir du diamant

Fragilisée par la baisse des prix, le recul de la demande chinoise et l’essor des pierres de laboratoire, l’industrie mondiale du diamant cherche un nouveau modèle. Dans cette recomposition, plusieurs pays africains producteurs veulent désormais peser davantage sur les choix qui façonneront le marché.

La Tribune Afrique
Environ 221 000 personnes supplémentaires devraient être directement connectées aux marchés régionaux et aux services essentiels.

Agriculture : le Sénégal veut désenclaver les zones agricoles et faciliter l'accès aux marchés

Longtemps confronté aux limites de ses chaînes de valeur agricoles, le Sénégal cherche désormais à transformer son potentiel productif en croissance durable, en misant sur la logistique, la conservation et la création de valeur dans les territoires ruraux.

La Tribune Afrique