La Bourse de Séoul plonge, les marchés asiatiques dans le rouge vif ce lundi

Les cours du pétrole s'effondraient aussi ce lundi matin en Asie.
KSH - REUTERS - Soo-hyeon Kim

Les cours du pétrole s'effondraient aussi ce lundi matin en Asie.
KSH - REUTERS - Soo-hyeon Kim
Début de semaine compliqué pour les marchés en Asie. Tout particulièrement pour la Bourse de Séoul qui chute lourdement ce lundi, emportée par un mouvement de recul général des marchés asiatiques et des matières premières. Le tout, accentué par le retour des craintes sur une bulle IA.
Vers 5h30, heure de Paris, l’indice Kospi de la place sud-coréenne reculait de 5,6 % à 4 933,58 points, lesté par les poids lourds de la tech Samsung (-4 %) et SK hynix (-8 %).
La décote touchait aussi d'autres places boursières en Asie. L'indice Nikkei de Tokyo lâchait 0,8 % à 52 913,23 points vers 4 h 55, heure de Paris Celui de Taïpei baissait de 1,9 %, Sydney lâchait 1,3 %, tandis que le hongkongais Hang Seng abandonnait 2,2 %. Et Jakarta chutait de 4,72 %. En outre, le yen continuait son recul face au dollar. Vers 04 heures (heure de Paris), le billet vert s'échangeait pour 154,98 yens.
Les cours du pétrole s'effondraient aussi ce lundi matin en Asie, après la volonté exprimée par Donald Trump de trouver un accord avec l'Iran qu'il menace d'une intervention militaire.
Le baril de WTI nord-américain perdait 4,22 % à 62,46 dollars vers 03 h 20 GMT, quand celui de Brent de la mer du Nord cédait 4,14 % à 66,45 dollars après les propos du président américain.
Sur un autre versant, les métaux précieux, valeurs refuge recherchées en périodes de tumulte, ont vu leurs cours chuter. L'argent baissait à 76,78 dollars l'once vers 4 heures, heure de Paris, après avoir dévissé jusqu'à 12 % à l'ouverture. L'or reculait à 4 623,70 dollars l'once.
Cette réaction des marchés asiatiques est imputable à deux facteurs. Déjà, les craintes de bulle de l’IA, relancées la semaine dernière par l’annonce par Microsoft d’une forte hausse de ses investissements dans les infrastructures pour cette technologie. Pendant le week-end, le Wall Street Journal a aussi fait état de doutes sur la mise en application concrète du méga-accord d’investissement de Nvidia dans OpenAI.
L'autre facteur est la désignation par le président américain Donald Trump du futur président de la Fed. Vendredi dernier, il a exprimé sa préférence pour Kevin Warsh, après la fin du mandat de l’actuel président Jerome Powell en mai prochain. Un choix qui doit encore être confirmé par le Sénat américain.
Chaque semaine, les clés pour comprendre les marchés financiers.

Le choix de cet ancien gouverneur de l’institution a apaisé les craintes d’une perte d’indépendance de la Fed. Mais les opérateurs ont perçu ce candidat « comme moins accommodant (qu’espéré), suscitant des craintes d’un ralentissement du rythme des baisses », estime à l'AFP Keita Yamaguchi, analyste chez Monex.
(Avec AFP)