Malgré les secousses, Wall Street reste haussier depuis trois ans
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

L'indice S&P 500 a grimpé de 16 % depuis janvier et de 85 % en trois ans.
Reuters
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

L'indice S&P 500 a grimpé de 16 % depuis janvier et de 85 % en trois ans.
Reuters
Cette première semaine d'octobre devait se clôturer à Wall Street sur de nouveaux records. C'était sans compter sur Donald Trump, toujours à surprendre les marchés. C'est une nouvelle menace de droits de douane à l'encontre de la Chine qui a soudainement fait décrocher les indices à mi-séance. Mais Wall Street devrait rapidement retrouver ses esprits et repartir sur un mode « bull » (haussier) après le week-end.
Le président américain avait déjà provoqué une sérieuse secousse sur les marchés début avril en annonçant ses taxes douanières. Après une vente massive et une chute de près de 15 % par rapport aux records de février, le marché avait cependant rebondi à une vitesse surprenante : il a retrouvé, dès le mois de juin, ses niveaux de valorisations historiques, autour de 22 fois les résultats à 12 mois, eux même sans cesse révisés en hausse. Un rebond d'autant plus spectaculaire dans un contexte de ralentissement de la croissance et de droits de douane. Quant à la volatilité, elle est devenue quasi-inexistante, preuve d’une très grande appétence des investisseurs pour le risque.
Bien sûr, ce mouvement haussier est porté par la vague de l’intelligence artificielle (IA) et ses sept surfeurs « magnifiques » que sont les traditionnels Apple, Amazon, Alphabet, Meta, Microsoft, Nvidia et Tesla. Ils sont d'ailleurs devenus 10 avec l’ajout d’Oracle, de Palantir et de Broadcom. L’IA, symbole du nouvel exceptionnalisme américain, qui a donné le coup d’envoi à ce fantastique rallye lors des premières présentations de ChatGPT, reste le moteur de la croissance américaine et le carburant des marchés. Les 7 Magnifiques ont affiché une croissance de 25% de leurs résultats au deuxième trimestre, largement en tête du peloton où les 493 valeurs de l’indice S&P 500 sont en hausse de 4 %.
À lire également
Mais, fait nouveau, cette tendance haussière s’étend désormais à d’autres secteurs, laissés à la traîne jusqu’ici. L’indice américain des petites capitalisations Russel 2000 se situe à ses plus hauts niveaux depuis quatre ans. D’autres secteurs, plus défensifs, comme la santé, repartent en hausse. Résultat, la quasi-totalité des secteurs du S&P 500 sont désormais dans le vert. L’énergie, la consommation courante et l’immobilier restent cependant sur le bas-côté.