Paiement mobile : pourquoi BNP Paribas et Crédit Mutuel débranchent Lyf
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Pour Christophe Dolique, président de Lyf, la révolution des paiements ne fait que débuter.
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Pour Christophe Dolique, président de Lyf, la révolution des paiements ne fait que débuter.
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Les actionnaires majoritaires de la fintech de paiement Lyf, BNP Paribas et Crédit Mutuel Alliance Fédérale, ont discrètement décidé, le 23 janvier, en accord avec les autres actionnaires, essentiellement des retailers, de clore l’aventure de l’un des pionniers du paiement mobile en France.
Raison invoquée ? La fintech n’a pas su trouver sa rentabilité dix ans après sa naissance, fruit de la fusion de la start-up Fivory, une solution de paiement lancée par Crédit Mutuel, Total et Auchan, avec la solution wa !, soutenue à l’époque par BNP Paribas et Carrefour. Il s’agissait déjà de répondre aux ambitions des géants américains de la Tech, comme Google ou Apple, dans les paiements afin de mieux contrôler la relation avec le consommateur.
Pourtant, Lyf n’a pas démérité, souvent à la pointe des innovations. La fintech a ainsi été parmi les premières à utiliser en Europe la technologie du code QR ou bien à industrialiser des solutions de paiement cashless dans les festivals ou à embarquer la fonction paiement dans les apps des distributeurs afin notamment de payer en totale autonomie sans passer par les caisses. Mais, surtout, elle avait eu l’intuition de fédérer les acteurs du paiement, banques et distributeurs, pour créer un écosystème suffisamment fort pour contrer les Apple Pay ou Google Pay. Une idée qui sera reprise en partie par la solution de paiement paneuropéenne Wero.