Prisée des moins de 35 ans, Trade Republic mise sur l'épargne retraite en Europe
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Pour Matthias Baccino, directeur chez Trade Republic, la retraite est un marché colossal.
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Pour Matthias Baccino, directeur chez Trade Republic, la retraite est un marché colossal.
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C’est à bas bruit que cette start-up berlinoise grossit à vue d’œil. Très présente sur les réseaux sociaux, très prisée des jeunes investisseurs de moins de 35 ans qui aiment le risque mais qui pensent à leur retraite, Trade Republic voit sa valorisation s’envoler à 12,5 milliards d’euros. Une performance seulement sept ans après son lancement en Allemagne en 2019, avant de partir à la conquête de 12 pays européens, dont la France (2021).
Cette valorisation résulte d’un placement secondaire de titres, d’un montant de 1,2 milliard d’euros, auprès de nouveaux actionnaires, dont le fonds tech Aglaé de la famille Arnault. La dernière levée de fonds (série C), d’un montant de 900 millions de dollars, remonte à 2021, avec une extension de 250 millions de dollars en 2022. À cette époque, « le Robinhood européen », était valorisé autour de cinq milliards de dollars.
Et la banque, car c’est une fintech dotée d’une licence bancaire allemande en bonne et due forme, ne prévoit pas de nouvelles levées, étant « profitable » depuis trois ans. Tout en restant très économe d’informations sur ses comptes. Elle revendique néanmoins près de dix millions de clients, dont plus d’un million en France, un marché jugé stratégique, où Trade Republic va bientôt ouvrir un troisième « hub » dans le centre de Paris, aux côtés de Berlin et de Londres.
« En dix-huit mois, nous avons doublé notre croissance », avance Matthias Baccino, directeur des marchés européens. « Et l’autre chiffre sur lequel nous communiquons cette année est l’en-cours client de 150 milliards d’euros ! », ajoute le dirigeant basé à Paris.