Revolut franchit les 75 milliards de dollars de valorisation, Nvidia entre au capital
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Revolut vient d'inaugurer son nouveau siège flambant neuf à Londres, symbole de ses ambitions.
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Revolut vient d'inaugurer son nouveau siège flambant neuf à Londres, symbole de ses ambitions.
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La fintech britannique Revolut est une adepte des montagnes russes en termes de valorisation. Une levée de fonds valorise la néobanque quelque 5,5 milliards de dollars en 2020, avant de voir la valorisation exploser à 33 milliards de dollars un an plus tard lors d’un nouveau tour de table, se hissant en tête du classement des fintechs. En 2023, en pleine remontée des taux d’intérêts, plusieurs actionnaires déprécient d’environ 40 % la valeur de leur participation dans Revolut, qui multipliait par ailleurs les problèmes de conformité et de transparence de ses comptes au Royaume-Uni.
Mais, lors d’un dernier tour de table, pour une levée d’un milliard de dollars, selon le Financial Times, la fintech a de nouveau atteint des sommets avec une valorisation équivalente à 75 milliards de dollars. L’été dernier, sa valorisation était déjà revenue aux alentours des 45 milliards de dollars. « L’intérêt manifesté par les investisseurs et notre nouvelle valorisation témoignent de la solidité de notre modèle économique, qui génère à la fois une croissance rapide et une forte rentabilité », souligne Victor Stinga, directeur financier, dans un communiqué.
Bien sûr, ces estimations reposent sur des levées de fonds privés portant sur une petite fraction du capital. Ce montant ne serait probablement pas atteint en Bourse. Mais cela montre quand même la montée en puissance de Revolut dans l’univers bancaire où il est désormais pris très au sérieux par les banques traditionnelles. En France, l’un de ses marchés pilotes, la nomination de l’ancien patron de Société Générale, Frédéric Oudéa, au poste de président (non exécutif) de Revolut pour l’Europe, a notamment réveillé la concurrence.
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La transaction a été menée par plusieurs fonds américains, avec même la présence de NVenture, le fonds de capital-risque de Nvidia, qui s’était engagé en septembre à investir 2 milliards de livres sterling dans l’innovation et le développement de l’IA au Royaume-Uni.