IA : pourquoi Oracle s'effondre en Bourse
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Une plaque de Wall Street est visible sur l'étal d'un vendeur de rue à l'extérieur de la Bourse de New York (NYSE) à New York, États-Unis.
REUTERS - Jeenah Moon
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Une plaque de Wall Street est visible sur l'étal d'un vendeur de rue à l'extérieur de la Bourse de New York (NYSE) à New York, États-Unis.
REUTERS - Jeenah Moon
Près de 100 milliards de dollars partis en fumée en quelques heures. Ce jeudi, le cours de l’action Oracle a dévissé de plus 15 % à l’ouverture de la Bourse américaine avant de terminer la journée à -10,8 %. Une journée noire pour ce géant de l’informatique à distance (cloud) valorisé 552 milliards de dollars à Wall Street qui a entraîné d’autres mastodontes de la tech dans son sillage. Nvidia (-3,3 %), Apple (-1 %) ou encore Amazon (-0,76 %) ont tous vu leurs actions baisser ce jeudi.
À l’origine de cette débâcle boursière, des résultats trimestriels… d’ailleurs plutôt bons. Mercredi soir, Oracle a publié un chiffre d’affaires de 16,06 milliards de dollars, en hausse de 14 % sur un an. Et les revenus de l’ensemble de son activité d’informatique à distance (cloud) enregistrent une croissance de 34 % sur un an, et même de 68 % pour sa branche d’infrastructures du cloud, qui comprend la mise à disposition de centres de données vitaux pour la croissance de l’IA.
Mais derrière ces bons résultats, l’entreprise de Larry Ellison - le deuxième homme le plus riche de la planète - a confié anticiper un chiffre d’affaires pour le trimestre en cours inférieur aux attentes. Avec une dette d’environ 115 à 120 milliards de dollars pour une capitalisation de 500 milliards de dollars, la moindre déception est fortement sanctionnée pour ce groupe, qui s’est massivement endetté pour être un des leaders de l’infrastructure pour l’IA.
L’inquiétude est telle que le coût de l’assurance de la dette d’Oracle contre le défaut de paiement a bondi jeudi pour atteindre son plus haut niveau depuis au moins cinq ans.
Et la crainte n’est pas limitée à Oracle. « Le segment de marché de l’IA demeure hautement spéculatif du point de vue d’un investisseur de long terme. Les résultats du troisième trimestre confirment d’ailleurs un ralentissement : la croissance bénéficiaire américaine n’est plus tirée principalement par les sept magnifiques, ce qui plaide pour une diversification au-delà du seul thème de l’IA », prévient dans une note Benjamin Melman, directeur des investissements d’Edmond de Rothschild AM.
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