$Libra : comment le président argentin Milei s’est retrouvé au cœur d'une escroquerie crypto
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Javier Milei aurait gagné 5 millions de dollars pour promouvoir la cryptomonnaie $libra.
DDD - REUTERS - David Dee Delgado
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Javier Milei aurait gagné 5 millions de dollars pour promouvoir la cryptomonnaie $libra.
DDD - REUTERS - David Dee Delgado
Le président argentin aurait négocié un accord de 5 millions de dollars pour promouvoir la cryptomonnaie $Libra sur les réseaux sociaux.
Des expertises téléphoniques révèlent cinq échanges avec un lobbyiste avant la publication d’un message ayant fait bondir le cours de l’actif.
Une enquête pénale est en cours suite à cette escroquerie qui a causé 100 millions de dollars de pertes pour les investisseurs.
C’est un article qui pourrait bien menacer l'avenir de Javier Milei. Vendredi 13 mars, le journal argentin La Nacion a indiqué que le président argentin a échangé à cinq reprises avec un lobbyiste proche du projet $Libra, juste avant de le promouvoir sur X. Pire, une expertise du téléphone de ce lobbyiste, Mauricio Novelli, indiquerait que certains échanges porteraient sur un « accord » présumé pour un soutien de Javier Milei moyennant une récompense de 5 millions de dollars.
Une véritable bombe, puisque le chef d'État a toujours nié avoir été informé du projet, qui s'est révélé être une escroquerie de grande ampleur.
Le 14 février, en effet, le président argentin a mis en avant sur son fil X cette cryptomonnaie quelques heures après sa création. Sauf qu'après ce post, en quelques minutes, le prix de l'actif a bondi d’environ 1 300 %... avant de s’effondrer et de provoquer des pertes estimées à plus de 100 millions de dollars. Après cette catastrophe financière, Javier Milei avait finalement supprimé son message et s’est rétracté, affirmant n’être « pas au courant des détails du projet ».
Après cette journée noire pour le monde des cryptos et la réputation du président argentin, une commission d'enquête parlementaire a soupçonné le chef d'État de potentiel délit d'initié sur cette « escroquerie présumée ». À présent, une enquête pénale est toujours en cours. Celle-ci centralise des dizaines de plaintes criminelles déposées par des organismes et des individus. Et elle pourrait donc prendre un tournant avec la révélation de La Nacion.
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Pour le président de l'ex-commission parlementaire Maximiliano Ferraro, l'article atteste d'une « trame de coordination directe entre les opérateurs du monde crypto, des opérateurs très marginaux, et le cercle proche du président » qui n'aurait « rien d'improvisé ni d'accidentel ». En réponse, il a indiqué à la presse vouloir déposer plainte contre le procureur enquêteur pour « obstruction » et « possible dissimulation ».
Il a aussi annoncé que la commission, désormais éteinte, relancerait un « comité ad hoc » pour enquêter sur les nouvelles révélations, et demanderait que le président et sa sœur soient entendus par le Parlement. Un scénario toutefois hypothétique : les députés n'avaient pu obtenir ces auditions en 2025, et le Parlement est désormais davantage favorable au président depuis les élections de mi-mandat d'octobre.
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(Avec AFP.)
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