Le prix du métal argenté a dépassé les 50 dollars l’once, au-delà de son record de 1980. Un rallye alimenté par un très faible stock à Londres et une demande en forte croissance.Nouveau seuil atteint par l’argent. Lundi soir, l’once a grimpé de 6,78 % à Londres, atteignant 50 dollars et dépassant pour la première fois son record historique de 1980 à 48 dollars.
Un rallye haussier qui dure depuis le début de l’année et éclipse même celui de l’or. Depuis le 1er janvier, alors que le métal jaune a vu son cours grimper de 56 %, celui de l’argent s’est envolé de 77 %.
Pénurie d’argent à Londres
Ces derniers jours, celui-ci a surtout profité d’un important problème de stockage au Royaume-Uni. À la suite de rumeurs sur la mise en place de droits de douane sur l’argent importé aux États-Unis depuis le début de l’année, de nombreux négociants vident leurs coffres londoniens pour stocker leurs métaux précieux dans des avions et des bateaux afin de les envoyer aux États-Unis. Résultat : « il n’y a tout simplement pas assez d’argent au Royaume-Uni », explique Bank of America dans une note.
Au point où les prix britanniques se sont désindexés de ceux de New York ces dernières semaines. « Le problème est que ces perturbations sont souvent causées par le stockage des métaux au mauvais endroit, ce qui peut finalement être atténué lorsque les onces sont réacheminées », prévient la banque américaine. Autrement dit, voyant que leur argent peut être vendu plus cher à Londres qu’à New York, nombre de négociants pourraient rapidement revenir sur les bords de la Tamise. Un retour de l’offre qui ferait alors redescendre les prix britanniques selon la banque.