Luca de Meo, nouveau DG de Kering, serre la main de François-Henri Pinault, président du groupe de luxe français Kering, lors d’une assemblée générale extraordinaire des actionnaires de Kering au siège de la société à Paris, en France, le 9 septembre...
Après plusieurs années difficiles, l’action du groupe de luxe s’est envolée ces derniers mois. Ce, grâce à la promesse d’une reprise en main de l’entreprise par l’ancien patron de Renault, Luca de Meo.
Jusqu’où pourra monter l’action Kering ? Le titre du groupe de luxe a grimpé de 23 % sur le mois de septembre et même de 65 % depuis le 16 juin, date de l’annonce de l’arrivée de Luca de Meo à la direction générale du groupe. Une flambée vertigineuse en comparaison avec l’action de son concurrent LVMH qui n’a augmenté « que » de 11 % sur les trois derniers mois.
Cette performance semble pourtant aller dans le sens inverse des résultats du groupe créé par François Pinault. Le premier semestre 2025 a, en effet, été l’un des pires exercices qu’a jamais connu Kering. Les ventes du groupe ont baissé de 15 % (en comparable) et son résultat opérationnel a dégringolé de 39 % sur un an.
Mais les mauvais résultats de l’entreprise n’effraient plus les investisseurs. Et pour cause, « les perspectives s’améliorent », après une longue traversée du désert explique à La Tribune, Anne-Laure Frischlander-Jacobson, fondatrice de la plateforme d’investissement Evvest. L’action de Kering avait perdu 78 % entre août 2021 et avril 2025. Une dégringolade qui ne pouvait que laisser la place à un rebond tout aussi spectaculaire à la moindre bonne nouvelle. Et l’arrivée de Luca de Meo à la tête du groupe semble bien en être une pour les marchés.
Officiellement en poste depuis le 15 septembre, l’ex patron de Renault a su tout de suite rassurer. Lors de la dernière assemblée générale du groupe de luxe, il a notamment affirmé vouloir relever l’entreprise en agissant « sans délai » et en prenant « des choix clairs et forts ».
Après sa prise de parole, « les investisseurs anticipent un rebond des ventes et une stabilisation des marges » de Gucci, estime Thibault François, président du gestionnaire d’actifs Fastea Capital. La maison phare du groupe de luxe représente, à elle seule, 40 % de ses ventes et 60 % de ses marges mais subit une baisse brutale et ininterrompue de ses ventes depuis deux ans.
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