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Thales, Safran, Airbus… Pourquoi la guerre en Iran fait chuter les valeurs de la défense en Bourse

Photo de Maxime Heuze

Maxime Heuze

Publié le 23 avril 2026 à 01:00 - Mis à jour le 23 avril 2026 à 07:29

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Airbus manque de moteurs Pratt & Whitney pour augmenter la production de ses A320neo.

Airbus manque de moteurs Pratt & Whitney pour augmenter la production de ses A320neo.

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Les sociétés de l’aéronautique et de la défense ont vu leurs cours chuter ces derniers mois, malgré l’augmentation des tensions mondiales.

La guerre n’est pas toujours bonne pour les sociétés de la défense. Alors que l'Iran et les États-Unis sont en guerre depuis bientôt deux mois, les vendeurs d’avions et de pièces aéronautiques ont vu leurs cours plonger. Depuis le 28 février, date de l'offensive israélo-américaine contre l'Iran, l'action de Thales a chuté de près de 5 %, quand celles de Dassault Aviation et Airbus ont dévissé de plus de 9 % et celle de Safran de près de 20 %.

Une trajectoire à première vue illogique puisque l’intensification des conflits militaires devrait pousser les États du monde entier à commander plus d’appareils militaires et d’armes. Et pour cause : les ventes de pièces et d'avions aux armées représentent entre 70 % et 80 % des ventes de Thales et de Dassault et entre 20 % et 30 % de l'activité d'Airbus et de Safran.

Mais avant que le réarmement mondial se fasse sentir positivement sur les commandes des équipementiers, ce sont leurs clients civils qui pâtissent du regain des tensions géopolitiques.

Trois sociétés très dépendantes des vols civils

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Les résultats des fleurons de l'aéronautique dépendent tous en partie du trafic aérien civil. Or, mardi, Pascal Bouchiat, le directeur général finances et systèmes d'information de Thales, a indiqué que plusieurs compagnies aériennes avaient décidé de stopper des vols qui n'étaient plus rentables en raison de la hausse des prix du kérosène. Sauf que moins les avions volent, moins les compagnies aériennes et les loueurs doivent faire entretenir et changer leurs appareils.

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Maxime Heuze

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