L’espoir d’un accord entre les États-Unis et l’Iran fait souffler un vent d’optimisme sur les marchés mondiaux, tous dans le vert ce mercredi. Un nouvel épisode d’euphorie qui illustre les fortes fluctuations de ces deux derniers mois, principalement rythmés par les sorties médiatiques de Donald Trump à propos de la guerre au Moyen-Orient.
Bonne journée ce mercredi 6 mai pour les places boursières. Toutes ont clôturé en très forte hausse. L’indice du CAC 40 à Paris a progressé de +2,94 %, tandis que le DAX à Francfort a pris +2,12 % et Londres (+2,15 %). Outre-Atlantique, les trois indices de New York évoluaient en hausse à leur ouverture. +0,92 % pour le Dow Jones, +0,78 % pour le S&P 500 et +1,01 % pour le Nasdaq. Ce vent d’optimisme avait déjà soufflé plus tôt dans la matinée sur l’Asie, où l’indice Kospi à Séoul s'est carrément envolé (+6,45 %).
Espoir d’accord
Cet emballement des marchés est évidemment en lien avec l’actualité géopolitique. Ce mercredi, le média américain Axios a révélé qu’un accord entre les États-Unis et l’Iran pour rouvrir le détroit d’Ormuz et mettre fin à la guerre au Moyen-Orient était sur le point d'aboutir.
« Deux responsables américains et deux autres sources informées du dossier » ont fait état « d'un protocole d'accord d'une page visant à mettre fin à la guerre et à établir un cadre pour des négociations nucléaires plus détaillées », indique le média, dont les informations sont réputées fiables. Et d’ajouter : « Rien n'a encore été arrêté, mais les sources indiquent que les parties n'ont jamais été aussi proches d'un accord depuis le début de la guerre ».
Une autre annonce a remonté le moral des marchés. Mardi, le président américain Donald Trump a suspendu son « Projet Liberté » d'escorte de navires dans le détroit d'Ormuz, le temps de voir si « un accord pouvait être finalisé et signé » avec l'Iran. L'espoir d'une fin du conflit a été aussi alimenté ce mercredi par le Premier ministre pakistanais, qui joue le rôle de médiateur dans le conflit. Shehbaz Sharif a déclaré avoir « bon espoir » que la dynamique actuelle dans le détroit d’Ormuz conduise à la paix au Moyen-Orient.
Deux mois de dents de scie
Ce n’est pas la première fois que l'euphorie touche les places boursières depuis le début de l’opération militaire américano-israélienne en Iran, le 28 février dernier. Depuis près de dix semaines, elles sont en dents de scie, oscillant entre le vert et le rouge au rythme des événements et des allocutions des responsables des pays impliqués dans le conflit.
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Parmi eux, Donald Trump. Les marchés sont suspendus aux lèvres du président américain depuis près de deux mois. Lorsque le dirigeant lâche des propos durs sur l’Iran, les bourses reculent. A contrario, quand il tient des propos rassurants, elles se détendent et remontent.
Exemple à l’appui avec l’indice CAC 40 à Paris : alors que le cours ouvre au plus bas le 23 mars, l'indice clôture en fort rebond à la suite des déclarations de Donald Trump sur des négociations fructueuses entre les États-Unis et l’Iran. Rebelote le 1ᵉʳ avril : les investisseurs sont rassurés par une information de presse selon laquelle le président américain aurait indiqué à ses conseillers être prêt à interrompre sa campagne militaire en Iran. Et ainsi de suite.
C’est sans conteste le 8 avril que l’euphorie est à son comble, date de l’entrée en vigueur du cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran. Le cours profite même d’une certaine stabilité pendant les deux semaines suivantes, jusqu’à la réouverture (très) temporaire du détroit d’Ormuz par l’Iran. Presque aussitôt de nouveau bloqué, le niveau de tension repart à la hausse et le cours à la baisse. Jusqu’à ce mardi, où l’optimisme d’une amélioration de la situation se fait sentir.
Le pire semble pour le moment passé. Tel qu’il est actuellement, le cours du CAC 40 a retrouvé son niveau d’avant le début du conflit au Moyen-Orient. Mais on le sait, tout peut très vite basculer.