Des lingots d’or sont exposés pour être photographiés dans une maison de lingots à Mumbai le 3 décembre 2009.
/FW1FP/Nicholas ZIEMINSKI - REUTERS - Arko Datta
En soutenant la hausse des prix de l'or durant la période précédant les fêtes religieuses, la consommation indienne a également pesé dans sa chute, jouant le rôle de déclencheur de la baisse des cours.
Il y a des chiffres qui ne trompent pas : selon Morgan Stanley, les ménages indiens détiennent plus de 3 800 milliards de dollars d’or, soit l’équivalent de 90 % du PIB du pays.
Derrière ce chiffre stupéfiant sa cache une réalité qui pèse sur les cours du métal : les trois quarts de l’épargne des ménages indiens sont constitués en or, acheté ou reçu souvent au cours des festivités du début d’automne.
Des festivités en or
Cette année, Divali, la fête religieuse majeure de la saison, se déroulait le 20 octobre. La longue période de préparation au cours du mois précédent est ponctuée de temps festifs ainsi que par de très nombreux mariages.
L’édition 2025 s’est révélée différente des précédentes, en raison de la hausse de 43 % du cours de l’or sur un an. Observant une courbe en croissance quasi discontinue sur un an, les consommateurs indiens auraient ainsi eu le Fomo (Fear of missing out), cette peur de passer à côté d’une bonne occasion et d’acheter trop tard.
La demande a été très forte, avec un surplus de 15 à 25 % localement, traduit par l’achat de petits lingots et moins de bijoux que les années passées. Dès les premiers jours de festivités, le World Gold Council écrivait qu’« en raison de la pression exercée sur la consommation de bijoux en or par les prix élevés et leur accessibilité, les ventes ont récemment enregistré une hausse, principalement concentrée autour des achats liés aux mariages ».
À long terme, la hausse du cours de l’or est le fruit de différents facteurs structurels : instabilité géopolitique, demande soutenue des banques centrales de pays émergents etc. Mais, en dépit de ces facteurs lourds, la conjoncture asiatique saisonnière a su se faire une place et peser dans la hausse de 6 % du prix global durant le mois précédant Divali.
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Chaque année, la période post-Divali est connue pour être un temps de correction sur les marchés, de l’ordre de -1 à -2 % généralement. Cette fois, le repli s’est fait à la hauteur de la forte demande indienne et mondiale du mois de septembre.