La valorisation record de Nividia réveille les fantômes de la bulle Internet
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Nvidia fait état d'un carnet de commandes de 500 milliards de dollars.
Reuters
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Nvidia fait état d'un carnet de commandes de 500 milliards de dollars.
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Au royaume de la Big Tech américaine, les arbres montent au ciel. Après le franchissement du seuil symbolique des 4 000 milliards de dollars de capitalisation par Apple et Microsoft, c’est au tour de Nvidia, l’acteur incontournable du boom de l’intelligence artificielle générale de pulvériser la barre des 5 000 milliards de dollars de capitalisation.
Il fallait que l’action touche les 205,7 dollars pour permettre à Nvidia de devenir la première entreprise au monde à franchir ce cap de capitalisation boursière. Le cours dépasse les 211 dollars (+5%) en ouverture de séance. La société fondée par Jensen Huang avait déjà été la première entreprise à dépasser les 4.00O milliards de dollars en juillet dernier, après avoir atteint les 3 000 milliards en juin 2024, les 2 000 milliards en mars 2024 et les 1 000 milliards en juin 2023.
Ce nouvel accès de fièvre sur la valeur s’explique pour l’essentiel par les récentes déclarations de son PDG estimant à 500 milliards de dollars son carnet de commandes de puces pour l’intelligence artificielle. Le groupe a également pris une participation d’un milliard de dollars dans l’équipementier télécom Nokia, ouvrant ainsi de nouvelles perspectives de business avec la convergence croissante entre l’IA et les infrastructures télécoms, notamment avec la nouvelle génération des réseaux 6G.
Si Nvidia est une star, les autres étoiles de la Big Tech américaine sont également au firmament : les « 7 magnifiques » auxquelles il faut désormais ajouter Broadcom, totalisent ainsi près de 24 000 milliards de dollars de capitalisation, soit 40 % de l’indice S&P 500 ou dix fois la capitalisation du CAC 40 !
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Cette flambée des valeurs technologiques va à nouveau alimenter les débats sur la formation d’une bulle financière liée à l’IA. Du Fonds monétaire international (FMI) à la Banque d’Angleterre (BoE), en passant par Gita Gopinath, l’ex-économiste en chef du FMI ou même Jamie Dimon, le directeur général de JP Morgan Chase, tous tirent la sonnette d’alarme en mettant en avant des valorisations records, surtout dans le non-coté, et un modèle d’affaires qui serait auto-entretenu entre quelques acteurs. L’an dernier déjà, une étude de Goldman Sachs avait fait peur en indiquant que 35% des investissements dans l’IA étaient concentrés sur 7 entreprises.
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