Le gouvernement britannique veut « faire du Royaume-Uni une destination mondiale pour les actifs numériques. » C’est, du moins, l’ambition affichée par la chancelière de l’Échiquier, Rachel Reeves, lorsqu’elle a présenté son projet de régulation des cryptomonnaies devant le Parlement lundi 15 décembre dans l’après-midi.
S’inspirant du règlement européen Market in Crypto Asset (MiCA) et du Genius Act aux États-Unis, qui définissent depuis cette année des règles claires pour les entreprises voulant proposer des actifs numériques à leurs clients, Londres veut mettre en place son propre cadre avant octobre 2027.
L’exécutif britannique entend ainsi structurer son action autour de deux piliers. Rachel Reeves veut d’abord garantir « à des millions de personnes une solide protection des consommateurs, en écartant les acteurs douteux du marché britannique. » La chancelière missionnera la Financial Conduct Authority (FCA), le gendarme de la finance britannique, de surveiller et de sanctionner les acteurs du secteur. Car, ces dernières années, les escroqueries sont légion outre-Manche. Les pertes financières subies par les consommateurs britanniques à la suite d’escroqueries à l’investissement avaient bondi de 55 % l’année dernière pour atteindre 629 millions de livres sterling. Surtout, les fausses cryptomonnaies figuraient en tête de liste de ces fraudes.