Après l’abandon du barrage Rhônergia, la Compagnie nationale du Rhône veut miser sur le stockage d’énergie
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Barrage de Génissiat (Ain), CNR, gestion sédimentaire.
CNR
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Barrage de Génissiat (Ain), CNR, gestion sédimentaire.
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C’était un projet majeur, finalement abandonné par l’État à l’été 2024 : le barrage Rhônergia, budgétisé à 297,5 millions d’euros, ne verra finalement pas le jour sur le 3e plus long fleuve français. Très contesté localement, situé à quelques encablures de la centrale nucléaire du Bugey et du projet de nouveaux réacteurs EPR2, l’État a finalement jugé les deux projets incompatibles, privilégiant celui d’EDF. Dès lors, son budget XXL doit être redistribué.
Après plus d’un an de diagnostic, une première feuille de route a été dévoilée par la Préfecture de Région. Près de 84% de l’enveloppe (249,5 millions d’euros) irait vers des projets énergétiques, que ce soit pour augmenter la production hydroélectrique, ou encore stocker de l’énergie.
Le reste concerne des projets de report modal entre le fleuve et le rail (15 millions d’euros), mais aussi des investissements dans les sites portuaires, le foncier ou encore vers l’irrigation (33 millions d’euros). Le tout doit encore être confirmé par le ministère de la transition écologique avant la fin de l’année.
Un premier volet porte sur l’augmentation de la capacité de production du barrage de Génissiat (à la frontière franco-suisse), le plus ancien sur le Rhône, mais aussi le barrage doté de la plus haute chute d’eau sur le fleuve, avec un maximum de 66 mètres. L’objectif de la Compagnie nationale du Rhône est de rehausser cette hauteur de 25 centimètres à 1 mètre, en fonction du scénario retenu. « Cette seule opération permettra de produire entre 5 et 22 GWh supplémentaires par an, soit 12.000 nouveaux clients dans le scénario haut, pour un investissement de 15 millions d’euros », explique Mathieu Stortz, directeur général de la CNR. L’objectif de mise en route est fixé à 2032.
Chaque semaine, les enjeux clés de la transition écologique.

L’objectif de la CNR de produire davantage pour un débit équivalent. Et ainsi augmenter la rentabilité de ses installations, alors qu’elle est déjà engagée dans un lourd programme de rénovation de ses ouvrages.