L'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a établi un seuil réglementaire de céréulide, une toxine présente dans certains laits infantiles faisant l'objet de rappel depuis décembre. Les autorités françaises ont annoncé 11 hospitalisations liées à la consommation de ces laits.Le rappel de lots de lait infantile n'est pas terminé. Ce lundi, l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a établi une dose maximale de céréulide, une toxine présente dans certains laits infantiles et responsables de vomissements, diarrhées ou fièvre. Un ancien seuil était fixé dans la littérature, sans avoir de signification réglementaire. Désormais, les laits infantiles ne devront pas excéder un taux de 0,054 microgramme de céréulide par litre dans les laits pour nourrissons ou supérieure à 0,1 microgramme par litre dans les laits pour 2ème âge.
« Avec l'abaissement du seuil, il faudra s’attendre à d’autres rappels à venir », a alerté le ministère de la santé cet après-midi lors d'un point presse sur la situation sanitaire en cours.
Pour l'heure, deux marques ont annoncé de nouveaux rappels de lait 1er âge, deux lots pour la marque Popote, et trois pour Vitagermine (Babybio) ce lundi. Ce dernier a affirmé que ses laits infantiles respectaient initialement la dose minimale acceptable, mais ils sont désormais au-dessus du nouveau seuil fixé par l'EFSA.
Problème de détection
Cette nouvelle réglementation fait suite à une demande de la Commission européenne, après le rappel massif de plusieurs laits infantiles ces derniers mois dans une soixantaine de pays, dont la France. Tout a commencé en novembre par une alerte de Nestlé aux Pays-Bas et un premier rappel de lots. Début janvier, les autorités sanitaires apprennent qu'il s'agit d'une contamination d'une matière première du lait, à savoir une huile riche en acide arachidonique provenant de l'usine chinoise Cabio Biotech. Cette dernière approvisionne plusieurs industriels partout en Europe. Ainsi, plusieurs entreprises ont retiré des laits du marché comme Danone ou encore Lactalis, peu de temps après Nestlé.