Foncière viticole : tout ce qu’il faut savoir sur le rachat des vignes à Bordeaux
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Des vignes arrachées dans l’Entre-Deux-Mers, en Gironde.
PC / La Tribune
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Des vignes arrachées dans l’Entre-Deux-Mers, en Gironde.
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« Un moment important », « une alliance public-privé inédite », « une expérimentation pour démontrer que nous sommes capables d’avoir collectivement une action puissante et efficace ». Les superlatifs utilisés par Étienne Guyot, le préfet de région Nouvelle-Aquitaine, pour décrire la Foncière Avenir Gironde sont à la hauteur de la violente tempête qui frappe le vignoble bordelais. Cet outil vise à soulager les entreprises en difficulté et restructurer le vignoble qui traverse une crise historique.
Alors que le premier appel à manifestation d’intérêt (AMI) est lancé ce mercredi 6 pour recenser les viticulteurs intéressés, La Tribune fait le point sur le fonctionnement de cette foncière dotée de 20 millions d’euros, dont 14 millions apportés par les banques régionales, 3,5 millions par l’État et 3,5 millions par la Région.
Sur le papier, les quelque 5 400 viticulteurs girondins peuvent répondre à ce premier AMI. Mais le dispositif ne concerne que les parcelles de vignes arrachées, ou en passe de l’être, les parcelles de vignes en friche et, à la marge, des bois, des terrains voire des bâtiments attenants si cela a du sens d’un point de vue foncier et/ou cadastral.
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Pour cela, les vignerons doivent répondre à l’AMI avant le 7 juin sachant que cela ne les engage pas à céder leurs parcelles à l’avenir. Ils resteront maîtres de la décision. À l’inverse, après évaluation, la foncière pourra juger qu’il n’est pas pertinent de racheter telle ou telle parcelle.