Éolien en mer : la filière dans les limbes, otage de l’instabilité politique
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Le parc éolien de Saint-Nazaire, en Loire-Atlantique.
Hans Lucas via AFP/Caroline Paux
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Le parc éolien de Saint-Nazaire, en Loire-Atlantique.
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Pour faire pousser des éoliennes en mer au large des côtes françaises, « le premier pilier de l’accélération, ça va être notre approche par la planification », déclarait en septembre 2022 le président de la République, Emmanuel Macron, à l’inauguration du premier parc de ce genre, celui de Saint-Nazaire. L’idée : organiser à la chaîne des appels d’offres massifs encadrés par l’État, afin de viser « environ 40 gigawatts en service pour 2050 », soit une cinquantaine de ces impressionnants champs offshore.
Trois ans plus tard, pourtant, la filière semble être dans les limbes. « C’est le flou total », lance-t-on à l’association France Renouvelables. « Nous attendons d’urgence des perspectives de développement », ajoute Pierre Peysson, président de la commission éolien en mer au Syndicat des énergies renouvelables (SER).
De son côté, la Direction générale de l’énergie et du climat (DGEC) promet qu’il y aura « bientôt une communication sur le sujet », mais sans donner plus de précisions.
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Il faut dire que de nombreux textes cruciaux sont en attente, suspendus à la nomination d’un nouveau gouvernement. La programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), d’abord, cette feuille de route de la France pour le déploiement du nucléaire et des énergies renouvelables, « doit absolument être lancée dans les prochaines semaines, sans quoi les objectifs ne seront pas atteints », presse-t-on au SER. Prévu à l’été 2023, le décret a été reporté maintes fois, victime de l’instabilité politique et des remaniements successifs. « Le Rassemblement national l’utilise régulièrement pour menacer de censure, donc tout est bloqué », explique à La Tribune un député macroniste.
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