Éolien terrestre : la France enregistre sa pire année depuis 20 ans
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Un champs éolien, en Bourgogne.
Juliette Raynal pour La Tribune
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Un champs éolien, en Bourgogne.
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« C’est un moratoire qui ne dit pas son nom », alerte William Arkwright, vice-président du Syndicat des énergies renouvelables (SER). « Sur les six premiers mois de l’année, seuls 267 mégawatts (MW) de nouvelles capacités éoliennes ont été installées et tout laisse supposer que ce rythme va se maintenir pour atteindre 500 MW sur la totalité de l'année 2025 », a-t-il déploré devant la presse ce jeudi 18 septembre.
Jamais, ou presque, le secteur de l’éolien terrestre tricolore n’a connu un si mauvais cru. Pour cela, il faut remonter vingt ans en arrière aux balbutiements de la filière. En 2005, 412 MW de capacités avaient été raccordés. Par rapport à l’année dernière, le rythme de développement des éoliennes a donc été divisé par deux. Et il ne devrait représenter que 30 % du rythme observé en 2023 et 2022.
La faute, entre autres, selon le SER, « aux campagnes de désinformation » et au « matraquage idéologique », alors que plusieurs élus de la droite et de l’extrême droite ont massivement relayé le fait que la France prévoyait de consacrer 300 milliards d’euros au développement des énergies renouvelables. Ce que le régulateur de l’énergie a pris le soin de démentir officiellement à travers sa publication « Démêler le vrai du faux », le 1er septembre dernier. « La CRE [Commission de régulation de l’énergie] a par ailleurs publié ses hypothèses concernant la CSPE [Contribution au service public de l’électricité] », lesquelles montrent que la filière de « l’éolien terrestre devrait, encore une fois, contribuer aux finances publiques » et non l’inverse, a souligné William Arkwright.
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Le narratif sur les renouvelables n’est pas le seul responsable de ces très mauvais résultats. Les moult reports de la publication de la feuille de route énergétique de la France, initialement attendue en juillet 2023, jouent également. « L’absence de cadre et de visibilité a tendance à scléroser le système, aussi bien du côté des investissements de la part des développeurs que du côté de la délivrance des autorisations », commente Mattias Vandenbulcke délégué général de France Renouvelables.
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