Un rapport d'expertise du cabinet Artelia révélé par Le Monde pointe les risques présentés par l'affaissement de la retenue collinaire de la Loze, en Savoie. Inaugurée à l'occasion des Championnats du monde de ski alpin de 2023, cette retenue devrait également servir à l'enneigement d'une piste pour les Jeux Olympiques des Alpes 2030.Il s'agit d'une nouvelle dont se serait passée la station de Courchevel, l'un des joyaux du massif de la Tarentaise (Savoie), et par ricochet, l'organisation des Jeux olympiques des Alpes 2030. Car alors que les retards s'accumulent au sein du comité d'organisation depuis la crise de gouvernance des dernières semaines, la station savoyarde est toujours dans la short-list (attendue désormais fin juin) pour accueillir, avec sa piste de l'Eclipse, les épreuves de vitesse masculines, et les épreuves de saut à ski (avec la rénovation de son tremplin hérité des Jeux Olympiques de 1992).
Mais le calendrier pourrait s'avérer plus tendu que prévu. Il y a quelques jours, un article de nos confrères du Monde révélait qu'un rapport d'expertise commandé par le gestionnaire des remontées mécaniques, la société S3V, au cabinet spécialisé Artelia, pointe les risques présentés par l'affaissement continu de la retenue collinaire de la Loze (Savoie).
Inaugurée à l'occasion des Championnats du monde de ski alpin de 2023, cette infrastructure est la plus grande des quatre retenues d'eau situées sur la commune de Courchevel (permettant d'atteindre au total un taux de couverture en neige artificielle de 70% à l'échelle du domaine skiable, ndlr). A elle seule, la retenue de la Loze permet d'assurer une production de neige artificielle pouvant atteindre 220 000m3 de neige (soit 170 000 m3 d'eau), sur un total de 370 000 m3 d'eau stockés à l'échelle de la commune.
Creusée à près de 2 270 mètres d’altitude en 2020 (pour une enveloppe de 5,7 millions d’euros), cette retenue est de nouveau sous le feu des projecteurs. En cause : un affaissement alarmant avait été constaté, « de l'ordre de 15 centimètres par an », poussant son exploitant, la Société des Trois Vallées (S3V), à commander une étude géomorphologique et à en alerter les services de l'Etat.
« Dès l'identification de cet affaissement en 2024 - que nous avions d'abord remarqué visuellement même si cela était très léger -, nous avions alerté les services de l'Etat et mis en place un premier dispositif de mesures piézométriques », explique à La Tribune Pascal de Thiersant, président du directoire de la Société des Trois Vallées (S3V).