Depuis le départ précipité de Cyril Linette, le 22 février dernier, en plein coeur des JO de Cortina, pour cause de « désaccords insurmontables », son siège était occupé par interim par Michel Cadot, ancien délégué interministériel aux JO-2024 de Paris, en attendant son remplaçant. Le nom de Jean-François Vilotte, directeur général de la Fédération française de football, avait alors rapidement circulé. Mais c'est finalement celui d'un outsider, Vincent Roberti, 59 ans, préfet du Tarn-et-Garonne depuis 2023, qu'Edgar Grospiron, président du Cojop, proposera le 11 mai, lors du prochain bureau exécutif.
L'annonce, réalisée par le Cojop par voie de communiqué, intervient après une période particulièrement difficile pour l'instance organisationnelle. Si le départ de Cyril Linette avait plongé le Cojop dans une crise interne profonde, obligeant l'Etat à prendre des mesures, le départ d'Anne Murac, directrice des opérations suivi de celui du directeur de la communication Arthur Richeret et de Bertrand Méheut, président du comité des rémunérations, présumaient déjà d'une mer très agitée.
Face à ces tumultes, Matignon avait même décidé de lancer une mission d'inspection sur la gouvernance du président du Cojop, tandis que la commission de la culture, de l'éducation, de la communication et du sport entendait, le 25 février, Pierre-Antoine Molina, délégué interministériel aux jeux Olympiques et Paralympiques, et Edgar Grospiron, sur cette situation.