Le scandale des Pfas, révélé par des médias d'investigation dans le territoire lyonnais en 2022, continue de ruisseler dans la région auralpine. Après les révélations de l'observatoire de la qualité de l'air, indiquant la présence de ces polluants éternels, extrêmement difficiles voire impossibles à éradiquer, dans l'air de la métropole lyonnaise, c'est leur présence à des taux dépassant les seuils autorisés depuis le 1er janvier 2026 dans trois sources d'eau minérale du groupe Sources Alma (Saint-Yorre, Cristalline, Vichy Célestins, Rozana, etc.) qui est signalée.
La première alerte est apparue le mois dernier, par l'intermédiaire du média Reporterre, qui indiquait la contamination et la fermeture, suite à un contrôle de l'Agence régionale de santé (ARS), de deux forages (sur 8) de la source Perle (Ardèche), dont l'approvisionnement sert à produire de l'eau gazeuse pour des marques distributeurs référencées comme « finement pétillante », relate le média. Cette détection « ne leur permet plus de conserver, selon l’Agence régionale de santé (ARS), l’appellation d’eau minérale naturelle », confirmait alors le groupe Sources Alma à ses journalistes. Les eaux commercialisées par la société, fruits d'un mélange de plusieurs sources, possèdent un taux bien inférieur au nouveau seuil fixé depuis le 1er janvier 2026, à savoir 30 nanogrammes par litre pour les eaux minérales, assure l'ARS. Et bien encore en-deçà de celui de l'eau du robinet, trois fois plus élevé (100 nanogrammes par litre).