... s à Givors (Rhône) et à Péage-de-Roussillon (Isère). L'ARS, de son côté, suit également une vingtaine de situations dans la région. Point d'étape.
Peu à peu, le maillage des investigations de la société civile et de l'Etat sur les PFAS s'étend en Auvergne-Rhône-Alpes : le département du Rhône, jugé « pilote » en la matière depuis les révélations en 2022 de la pollution massive depuis la plateforme chimique de Pierre-Bénite, commence à livrer des premiers éléments de méthode, répliqués dans le reste de la région.
C'est en tout cas le sens de la première vague d'inspection de Installations classées pour la protection de l'environnement (ICPE) par les services de l'Etat, dévoilée la semaine dernière. Elle révèle notamment que près 40 % des 135 premiers sites industriels inspectés rejettent des PFAS dans les eaux, à des niveaux de concentration cependant qualifiés « d'hétérogènes » et « très inférieurs aux rejets qui sont encadrés et en cours de réduction pour la plate-forme Arkema de Pierre-Bénite », indique la Préfecture.
Qu'ils exercent dans les domaines du traitement des déchets, des revêtements industriels, dans la papeterie ou encore la fabrication de peintures, environ 55 sites dépassent la future norme européenne de qualité réglementaire qui s'appliquera en France à partir de 2026 : à savoir 0,1 µg/L (microgramme par litre) pour la somme de 20 PFAS, sur les milliers aujourd'hui identifiés dans le monde.