Hydrogène : le plus grand Technocampus d'Europe sort de terre près de Toulouse
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Le Technocampus hydrogène de Francazal en construction au sud de Toulouse.
Rémi Benoit
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Le Technocampus hydrogène de Francazal en construction au sud de Toulouse.
Rémi Benoit
L'industrie automobile européenne s'est fait distancer par la Chine dans la bataille des voitures électriques. En sera-t-il de même pour la mobilité hydrogène ? Alors que « la Chine est aujourd'hui le moteur du déploiement des électrolyseurs pour la production d'hydrogène à faibles émissions », d'après l'Agence internationale de l'énergie (AIE), la France n'a pas dit son dernier mot.
Le plus grand centre d'essais européen dédié à l'hydrogène vert est en pleine construction sur le site de Toulouse-Francazal. « C'est un lieu unique où chercheurs, industriels et étudiants pourront expérimenter, tester et accélérer les innovations autour de l’hydrogène. Nous créons un outil collectif au service d’une ambition claire : faire de l’Occitanie la région où se conçoivent et se concrétisent les technologies qui permettront de décarboner l’industrie, tout en créant des emplois durables et qualifiés », a pointé la présidente de la région Occitanie, Carole Delga, le 27 février lors d'une visite de chantier du technocampus qui doit démarrer son activité début 2027.

Ce gigantesque projet à 47 millions d'euros est financé par la puissance publique (à commencer par la Région qui investit 29 millions d'euros, mais aussi l'État, Toulouse Métropole et les fonds européens FEDER) avec un fort soutien des industriels (Airbus, Safran, Liebherr, Vitesco, Genvia, Air Liquide ou H2 Pulse). Airbus compte y tester des technologies pour son projet d'avion à hydrogène, le motoriste Safran va développer des piles à combustible de petite à forte puissance et l'industriel Genvia veut expérimenter en extérieur le prototype de son électrolyseur.