En plein renouvellement de sa flotte de Boeing 737 pour des Airbus A320neo, Transavia va se faire livrer dans les prochains mois quatre monocouloirs fabriqués en Chine. Aucun intérêt financier derrière cette opération peu courante, mais la volonté de l’avionneur de livrer plus rapidement la compagnie aérienne.La manœuvre démontre la flexibilité du modèle industriel d’Airbus. Entre mars et juin, Transavia va se faire livrer quatre A320neo assemblés depuis la ligne d’assemblage finale de l’avionneur européen, à Tianjin (Chine). Un cas peu courant de livraisons d’appareils depuis un site basé à l’autre bout du monde pour les besoins d’une compagnie aérienne européenne, dévoilé par le patron de la filiale low cost française d’Air France-KLM, Olivier Mazzuccheli, mardi 10 mars, à l’occasion d’une conférence de presse.
« On travaille très bien avec Airbus, a affirmé le dirigeant de Transavia France. Or, il y a quelques mois, l’avionneur nous a mis en garde sur le risque de retards de livraisons d’avions. L’industriel connaît nos contraintes, nos besoins de renouvellement et la saisonnalité de notre modèle. » Entre des retards de livraisons de moteurs pour l’A320 de la part de l’américain Pratt & Whitney (groupe RTX) et des défauts de qualité sur des panneaux du même monocouloir, Airbus peine en effet à satisfaire la demande en plein boom du trafic aérien et n’a pas atteint l’an dernier ses objectifs de livraisons.
Des appareils d'aussi bonne qualité
Une mauvaise nouvelle alors pour Transavia France qui opère un changement de flotte complet, visant à remplacer ses Boeing 737-800 par des Airbus A320neo flambant neufs, moins gourmands en carburant. Alors que la compagnie a pris livraison de 23 Airbus à ce jour (sur une flotte de 91 appareils), elle espère être à la tête d’une flotte d’une centaine de monocouloirs 100 % Airbus vers 2030. Des appareils qui doivent participer à améliorer les performances opérationnelles de la compagnie aérienne.