La montée en cadence simultanée des filières aéronautique, spatiale, défense et drones pose des défis sans précédent au tissu industriel d’Occitanie et de Nouvelle-Aquitaine réuni au sein du pôle de compétitivité Aerospace Valley. Consolidation, concurrence sur les moyens et apprentissage des grandes séries sont au programme notamment en nouant des liens avec le reste de l’industrie, notamment automobile.« La croissance de l’industrie aéronautique et spatiale doit continuer à se faire ici plutôt qu’ailleurs dans le monde. Et cela pose des enjeux de montée en cadence des capacités industrielles et des compétences critiques », prévient Bruno Darboux, le président du pôle compétitivité Aerospace Valley qui regroupe 835 membres en Occitanie et Nouvelle-Aquitaine. Fort de plus de 145 000 emplois, le tissu aéronautique et spatial du Sud-Ouest fait aujourd’hui face à des problèmes de riches avec des carnets qui débordent de commandes tant dans le civil que dans le militaire.
Airbus dispose de près de 9 000 commandes d’appareils et Dassault Aviation a encore 220 Rafale à livrer et se met en capacité de produire trois appareils par mois puis quatre tandis qu’Ariane 6 poursuit sa montée en puissance en 2026. S’y ajoute l’accélération des activités de défense et de fabrication de drones à grande échelle.
Une concurrence entre filières
Et si cette avalanche de commandes est une bonne nouvelle, elle est aussi porteuse de risques. « Nous devons nous assurer que ces savoir-faire seront toujours là demain face à une compétition croissante en Europe, en Asie et aux États-Unis. Cela passe par la baisse des coûts de production, une montée en cadence souveraine et durable et de solutions aux pénuries de main-d’œuvre et aux difficultés de recrutement », poursuit Bruno Darboux.