Le brouillage des systèmes de navigation par satellites, comme le GPS ou Galileo, est devenu un outil au service de la guerre hybride, causant des maux de tête à l’industrie aérienne. L’écosystème quantique pense avoir trouvé une solution.
Le week-end dernier, plusieurs avions qui cherchaient à se poser à l’aéroport Indira Gandhi, à New Delhi, ont fait face à une difficulté inattendue : leurs systèmes de navigation par satellite (GNSS) embarqués se sont soudain mis à dysfonctionner, forçant les pilotes à déclencher des procédures d’atterrissage de secours et à recourir aux aides à la navigation basées au sol pour accomplir les manœuvres d’atterrissage.
Si aucun accident n’a fort heureusement été déclaré, l’affaire montre le danger que représentent les techniques de brouillage des dispositifs de géopositionnement par satellite pour l’aviation civile, et l’urgence de trouver une parade ou des solutions de navigation alternatives.
Dispositif artisanal, gros dégâts potentiels
Fin août, l’avion d’Ursula von der Leyen avait déjà été victime d’un brouillage GPS alors qu’il atterrissait à Plovdiv, en Bulgarie. Fin septembre, celui de la ministre espagnole de la Défense connaissait le même sort.
Nul besoin pour cela de disposer de l’arsenal d’un État : un simple appareil individuel bon marché peut causer des disruptions importantes. L’aéroport de Newark, près de New York, aux États-Unis, a récemment connu des perturbations sur plusieurs vols, qui étaient dues à un chauffeur de camion qui brouillait le signal de son GPS pour éviter d’être pisté par son employeur. Des chercheurs de l’Université du Texas à Austin sont quant à eux parvenus à prendre le contrôle du système de navigation d’un yacht à 80 millions de dollars naviguant en Méditerranée, à l’aide d’un dispositif très simple.
Des techniques de plus en plus efficaces
Les systèmes de géonavigation que nous utilisons au quotidien lorsque nous recourons à Google Maps, à Uber ou effectuons une recherche sur Google s’appuient sur plusieurs constellations situées en orbite moyenne, à plus de 20 000 kilomètres d’altitude. Si le GPS, la constellation américaine, est la plus célèbre, il existe aussi Galileo, le système de l’UE, Glonass (russe) et BeiDou (chinois).
Newsletter
L’Alerte La Tribune
Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.