Portée par la France, l’idée d’une taxation des classes affaires, premières et des jets privés séduit de nouveaux pays. À mi-parcours de la COP30, la coalition s’élargit avec l’entrée du Nigeria et du Soudan du Sud, tandis que le Brésil devient observateur.L’idée de taxer les classes premium et les jets privés pour financer l’adaptation climatique fait des émules. À l’occasion de la COP30 de Belém, Djibouti, le Nigeria et le Soudan du Sud ont rejoint la coalition de huit pays lancée fin juin, parmi lesquels la France, l’Espagne et le Kenya. Le Brésil, pays hôte de la conférence, s’y associe en tant qu’observateur, aux côtés des Fidji et du Vanuatu.
Ceux qui ont déjà mis en place une taxe – comme la France – plaident pour un relèvement du niveau de contribution et davantage de progressivité, même si Paris assure pour l’heure ne pas envisager de hausse immédiate. « On essaie d’embarquer le maximum de pays là-dessus », confie-t-on à la COP30 de Belém de source française. « On reconnaît tous que sur la question du financement de l’adaptation au changement climatique, il va y avoir besoin de nouvelles ressources », souligne-t-on encore.
Berlin fait cavalier seul
À rebours, l’Allemagne a annoncé jeudi qu’elle reviendrait sur la hausse de la taxe sur les billets d’avion décidée par le précédent gouvernement, au nom du soutien au secteur aérien. « Nous avons décidé de revenir sur l’augmentation des taxes sur le transport aérien décidée en 2024 à partir du 1er juillet », a déclaré le chancelier Friedrich Merz lors d’un point presse, précisant que la mesure soulagerait le secteur « pour environ 350 millions d’euros ».
Berlin reste le seul grand pays européen à ne pas avoir retrouvé son niveau de trafic pré-pandémie. L’augmentation des taxes – passée de 12,48 à 15,53 euros sur les vols court-courriers et jusqu’à 70,83 euros sur les long-courriers – avait rapporté 1,9 milliard d’euros à l’État en 2024.