Alors que les discussions s'intensifient autour du futur projet de loi de finances (PLF 2026), l'aérien multiplie les prises de parole afin de se préserver d'une nouvelle hausse ciblée de ses obligations fiscales. Dans ce travail de lobbying intense, l'Union des aéroports français (UAF) et la Fédération nationale de l'aviation et ses métiers (Fnam) ont bien compris que la parole du secteur seul ne suffirait pas. Ils cherchent donc des appuis extérieurs pour les rallier au panache blanc (et non à la traînée de condensation) de l'aérien français.
S'ils ont trouvé quelques soutiens de poids en la personne de leur ministre de tutelle, Philippe Tabarot, qui affirmait « avec force et conviction que l'aérien est un atout pour la France, indispensable pour relier les territoires, pour soutenir le commerce, l'industrie et le tourisme » la semaine dernière, ou encore du sénateur Vincent Capo-Canellas (UDI), l'UAF et la Fnam en ont trouvé un autre ce jeudi. Les deux principales associations françaises du secteur se sont associées à la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME) pour défendre leurs intérêts, a priori communs.
Amir Reza-Tofighi, président de la CPME, Thomas Juin, président de l'UAF et Laurent Timsit, délégué général de la Fnam ont ainsi parlé d'une même voix pour dénoncer les effets délétères qu'aurait un nouveau renforcement de la taxation sur le trafic en France et, par ricochets, sur l'économie française. Selon eux, le secteur touristique serait le premier à en pâtir, Amir Reza-Tofighi rappelant que le transport aérien a contribué à hauteur de 23 milliards d'euros aux recettes touristiques, soit 40 % environ des revenus du tourisme international en France en 2023. Des chiffres que semblent confirmer les données d'Atout France pour 2024, où les recettes internationales ont atteint le montant record de 71 milliards d'euros, avec un solde commercial positif de 15 milliards d'euros qui plus est.