Transport aérien : l’impact d’une hausse de la fiscalité sur les billets d’avion fait plus que jamais débat
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T&E exhorte les gouvernements à ne pas reculer sur la taxation du transport aérien.
Reuters
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T&E exhorte les gouvernements à ne pas reculer sur la taxation du transport aérien.
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Alors que l’examen du budget 2026 se poursuit à l’Assemblée nationale, une guerre de communication fait rage sur l’impact réel ou supposé des différentes taxes qui pourraient être votées. C’est le cas tout particulièrement pour le transport aérien. Alors que les représentants de la profession arguent que l’augmentation de la taxe de solidarité sur les billets d’avion (TSBA) fait peser sur la France un risque de décrochage par rapport au reste du trafic européen, d’autres prennent le contrepoint et affirment que l’impact de la hausse de la fiscalité est faible.
C’est le cas tout particulièrement de Transport & Environment (T&E). L’organisation non gouvernementale (ONG) européenne s’appuie sur une étude qui « contredit le discours habituel du secteur aérien, et montre que la demande est principalement déterminée par d’autres facteurs ». Celle-ci a été menée pour le compte de T&E par deux économistes, Friedrich Thießen, universitaire et expert financier, et Christoph Brützel, ancien universitaire et professionnel de l’aviation, passé notamment chez Lufthansa, sur un échantillon de 101 aéroports européens en 2024.
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En comparant les coûts de touchée d’un aéroport – taxes, redevances et autres coûts – et le volume de trafic, l’étude affirme « qu’il n’existe qu’une faible corrélation entre les coûts et le nombre de passagers » et que « des coûts plus élevés n’entraînent pas toujours une baisse du nombre de passagers ». De manière plus générale, elle estime que l’élasticité-prix de la demande est difficile à établir dans le secteur aérien, et que celle-ci reste relativement faible.