Les cinq enjeux cruciaux de la filière aérospatiale et défense pour rester au sommet
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Pour les industriels du Gifas, l'enjeu crucial est de livrer plus et plus vite
Rémi Benoit
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Pour les industriels du Gifas, l'enjeu crucial est de livrer plus et plus vite
Rémi Benoit
Si la filière aérospatiale croule sous les commandes, la montée en cadences des industriels n'a pas été ces dernières années un long fleuve tranquille. Elle ne sera pas non plus cette année encore. « Depuis 2020, la filière a réussi à bien naviguer à travers un certain nombre de chocs externes, a rappelé Olivier Andriès, le président du Groupement des industries françaises aéronautiques et spatiales (Gifas), lors d’une conférence de presse organisée jeudi 6 mai. Nous vivons dans un monde qui est devenu volatile, marqué par des chocs géopolitiques. Et malheureusement, ça ne risque pas de se calmer ».
Les quelque 540 adhérents du Gifas peuvent se féliciter d’avoir généré en 2025 un chiffre d’affaires en hausse de 11,9%, à 85,6 milliards d’euros, dont 74% générés par les activités aérospatiales civiles. Et à la faveur d’une forte demande d’avions de la part des compagnies aériennes et d’équipements militaires pour la défense, en raison des conflits et autres tensions géopolitiques, les prises de commandes ont atteint des sommets, à 88,5 milliards d’euros (+5,5%). Livrer plus et plus vite demeure l'enjeu crucial de l'industrie française en dépit des nombreux obstacles, qui se dressent devant eux, à commencer par les multiples crises et tensions internationales.
Pour soutenir la montée en cadences, si les investissements restent primordiaux, les recrutements vont aussi de voir rester à un très haut niveau. L’an dernier, la filière aérospatiale a procédé à un total de 21 300 recrutements, dont 30% de femmes. Ce qui permet aux effectifs d’atteindre un niveau inédit : 230 500 emplois, en hausse de 3,1%, soit 7000 emplois nets créés.
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Et pour 2026, la filière prévoit de maintenir un niveau important d’embauches, soit 20 000 personnes, en particulier en ce qui concerne les métiers de la production. La filière tente en particulier d’attirer davantage de jeunes filles. « Il faut encourager les femmes à rejoindre notre filière, a affirmé Clémentine Gallet, présidente du comité Aéro-PME du Gifas et pdg de Coriolis Composites. Comme 100% des filles qui sortent des cursus scientifiques sont prises dans les entreprises, il faut les envoyer dans l’aéronautique ».