Spatial : CLS rachète Ground Control pour grandir dans l'IoT satellitaire
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Stéphanie Limouzin, présidente de CLS.
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Stéphanie Limouzin, présidente de CLS.
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Nouvelle prise de choix pour CLS. Cette filiale toulousaine du CNES, spécialiste des services satellitaires pour le suivi des bateaux de pêche et des animaux, annonce ce mercredi l'acquisition du britannique Ground Control. C'est la 18e acquisition pour CLS en l'espace d'une quinzaine d'années.
« La particularité de ce rachat est que les dernières acquisitions portaient sur ces sociétés d'une vingtaine de personnes. Cette opération sera plus impactante pour notre groupe : Ground Control emploie 85 collaborateurs et affiche près de 40 millions d'euros de chiffre d'affaires », commente la nouvelle présidente de CLS, Stéphanie Limouzin.
L'entreprise toulousaine vise désormais un chiffre d'affaires de 220 millions d'euros cette année pour un effectif de 1 100 collaborateurs sur 35 sites à travers le monde.
Au-delà de l'effet de croissance externe, CLS entend par ce biais se renforcer dans l'Internet des objets (IoT) spatial, un marché en pleine expansion.
« Aujourd'hui, l'immense majorité du marché de l'IoT repose sur les réseaux terrestres. Mais la connectivité satellitaire apporte une solution alternative dans les territoires difficiles d'accès. Longtemps perçu comme trop cher par rapport aux réseaux cellulaires, l'IoT spatial a vu ses prix drastiquement baisser depuis quelques années. Il devient accessible à beaucoup d'applications : surveillance maritime, gestion de l'énergie ou des infrastructures,... », analyse la présidente.
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La société est pionnière en la matière en opérant les célèbres balises Argos, utilisées pour le suivi des animaux et des bateaux de pêche. Sa spin-off Kinéis a également déployé, cette année, la première constellation européenne de 25 nanosatellites dédiés à l’internet des objets. Cette dernière déploie des balises qui coûtent seulement une centaine d'euros pour des coûts d'abonnement data de quelques euros par mois, là où avant, il fallait compter au moins quelques dizaines d'euros.