Allocation sociale unique : les leçons amères de l’exemple britannique
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L'Universal Credit a été lancé en 2012 par le Premier ministre conservateur, David Cameron.
REUTERS - Kacper Pempel
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L'Universal Credit a été lancé en 2012 par le Premier ministre conservateur, David Cameron.
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Sébastien Lecornu ressort la carte d’une refonte majeure des aides sociales. Sur le papier, la promesse a de quoi séduire : fusionner la prime d’activité, le RSA et plusieurs aides au logement en une allocation sociale unique versée en une seule fois. Le Premier ministre entend accélérer et a annoncé qu’un projet de loi serait présenté « d’ici la fin de cette année », lors des Assises des départements à Albi, vendredi 14 novembre.
Pour le chef du gouvernement, l’attentisme n’est plus tenable. À ses yeux, « il est invraisemblable que la France ne soit pas encore capable de proposer une allocation sociale unique » à l’ère du numérique. Le Royaume-Uni, qui a franchi le pas dès 2012, offre un précédent aussi instructif qu’inquiétant : la réforme s’est faite dans la douleur, avec des conséquences brutales pour les plus modestes.
L’Universal Credit, lancé en 2012 par le Premier ministre conservateur, David Cameron, a permis une modernisation d’ampleur du système social britannique en regroupant six aides — minima sociaux, crédits d’impôt et allocations logement — en une seule prestation mensuelle. Inspiré d’un rapport retentissant de 2009 du Centre for Social Justice, un think tank britannique indépendant, ce dispositif affichait de grandes ambitions puisqu’il visait à rompre les « trappes à pauvreté » générées par des démarches administratives trop complexes et par l’absence d’incitation financière au retour à l’emploi.
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Mais la réalité a vite rattrapé les ambitions. Dans son rapport de 2021 « La réforme du Universal Credit au Royaume-Uni », l’Institut des politiques publiques (IPP), organisme de recherche français, dresse un constat critique de la réforme britannique, estimant que la réforme des aides sociales a :