Retraites : le gouvernement accepte d'élargir la suspension de la réforme aux carrières longues
latribune.fr
Les députés doivent discuter de la suspension de la réforme des retraites mercredi, dans le cadre de l'examen du projet de budget de la Sécurité sociale.
LTD/REUTERS - Sarah Meyssonnier
Le gouvernement va déposer un amendement visant à élargir la suspension de la réforme des retraites aux carrières longues, comme réclamé par la gauche, a annoncé lundi la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon.
Le gouvernement accède à une demande de la gauche. La suspension de la réforme des retraites, dont les députés doivent discuter mercredi dans le cadre de l'examen du projet de budget de la Sécurité sociale, ne concernait à ce stade que les retraités de droit commun.
Mais la porte-parole du gouvernement, Maud Brégeon, a annoncé ce lundi sur BFMTV que « le gouvernement déposera[it] d'ici à mercredi un amendement afin de permettre à l'Assemblée de débattre (...) de la question des carrières longues ».
Écologistes et communistes réclamaient que les carrières longues soient comprises dans la suspension de la réforme des retraites, qui était elle-même une condition posée par les socialistes pour ne pas censurer le gouvernement à l'entrée des débats budgétaires.
L'amendement gouvernemental détaillera les publics concernés et sera soumis pour débat au Parlement qui tranchera, précise le porte-parolat.
La mise en garde du gouvernement aux oppositions
Le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou avait indiqué la semaine dernière que Matignon était « ouvert à un élargissement des personnes concernées » par la suspension de la réforme, notamment les carrières longues.
Si l'examen du projet de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) n'est pas terminé mercredi, le texte sera quoi qu'il arrive transmis au Sénat en raison des délais constitutionnels.
Si le vote a bien lieu, son adoption dépendra en grande partie des abstentions.
Mais Maud Bregeon a aussi lancé une « mise en garde » aux oppositions : « les impôts et les taxes ne peuvent pas être réponse à tout, tout le temps ». Elle s'est ainsi dite « prête à des mesures alternatives » à la hausse des franchises médicales qui soient « financées par des économies » et pas par « de nouvelles propositions de taxes ».
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