Sexisme en France : ce que révèle le rapport 2026 du HCE
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Des militantes féministes de l'association "Osez le féminisme" manifestent à Paris, le 14 novembre 2017.
REUTERS - CHARLES PLATIAU
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Des militantes féministes de l'association "Osez le féminisme" manifestent à Paris, le 14 novembre 2017.
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S’appuyant notamment sur les résultats d’un baromètre mené auprès de plus de 3 000 personnes âgées de 15 ans et plus, le rapport 2026 sur l’état du sexisme en France du Haut Conseil à l’Égalité entre les femmes et les hommes (HCE) souligne la persistance des inégalités de genre et la polarisation des perceptions, tout en élargissant son cadre d’analyse à la montée des discours masculinistes. Ce qu'il faut retenir.
Premier enseignement du rapport : le sexisme ne relève pas de comportements marginaux, mais d’un phénomène structurel qui traverse l’ensemble des sphères sociales, du travail à la famille, en passant par l’espace public, les institutions et le numérique. Plus de six femmes sur dix déclarent avoir déjà été confrontées à des comportements ou situations à caractère sexiste dans la rue ou les transports. Dans le monde du travail, 49 % des femmes indiquent avoir été confrontées à des discriminations.
Le HCE rappelle que les écarts de rémunération persistent : dans le secteur privé, les femmes gagnent en moyenne 22 % de moins que les hommes tout au long de leur carrière et encore 4 % de moins à poste et temps de travail équivalents. En ce qui concerne les violences sexistes et sexuelles, elles restent massives : 84 % des femmes interrogées déclarent avoir déjà vécu au moins une situation sexiste.
Le HCE distingue deux formes de sexisme complémentaires. Le sexisme dit « hostile », caractérisé par des attitudes ouvertement négatives et agressives envers les femmes et une remise en cause de leurs droits, concerne 17 % des personnes interrogées. Cette adhésion est plus fréquente chez les hommes (23 %) que chez les femmes (12 %). Le sexisme dit « paternaliste », plus diffus et socialement accepté, concerne quant à lui 23 % des personnes interrogées. Il repose sur des représentations valorisant des rôles genrés traditionnels : 62 % des répondants estiment ainsi que les femmes seraient « naturellement plus douces », et 68 % jugent normal qu’elles interrompent plus longtemps leur activité professionnelle après la naissance d’un enfant.