Le site, engagé depuis près de dix ans dans un processus de transformation en bioraffinerie, va produire du carburant de synthèse – jusqu’à 15 000 tonnes annuelles – afin de servir les besoins de l’aéroport Marseille Provence.C’est un peu le deuxième étage de la fusée que TotalEnergies active en se lançant dans la production de carburant aérien de synthèse. Jusqu’alors c’est du HVO (pour Hydrotreated Vegetable Oil) que le groupe français produisait sur son site de La Mède, implanté à Chateauneuf-les-Martigues, près de Marseille. Un HVO constitué d’huiles végétales notamment et qui constitue la base nécessaire pour fabriquer ce carburant aérien, appelé aussi SAF.
Pour cela, le site provençal s’est équipé de four et de colonnes de distillation, éléments qui manquaient pour produire du SAF en totalité. Si pour l’heure, ce carburant durable est mélangé avec du carburant fossile hors de la Mède, dans quelques semaines, le site sera également équipé d’un mélangeur, lui permettant de livrer directement l’aéroport Marseille-Provence, situé à Marignane, à huit kilomètres de distance.
Répondre aux besoins mondiaux
Avec la plateforme aéroportuaire, un accord a été signé en avril 2024 pour convenir de la fourniture par TotalEnergies de SAF (Sustainable Aviation Fuel), un carburant mis à disposition des compagnies aériennes présentes sur la plateforme aéroportuaire. Ce qui en fait d’ailleurs, un outil d’attractivité pour cette même plateforme, le secteur aérien ayant un objectif de réduction de son empreinte carbone. Depuis 2025, les compagnies aériennes ont obligation d’avoir recours à 2% de SAF dans leur stratégie d’approvisionnement en carburant. Un pourcentage qui doit atteindre 20% en 2035 et 70% en 2050.