Aviation : H4 Marseille Fos pose ses ambitions sur la production de carburant de synthèse
Laurence Bottero
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H4 Marseille Fos prévoit de produire 75 000 tonnes de e-SAF par an.
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H4 Marseille Fos prévoit de produire 75 000 tonnes de e-SAF par an.
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H2V a certainement été l'un des premiers projets à pressentir l'opportunité que représentaient à la fois la décarbonation et Marseille Fos. Né en 2021 sous forme de gigafactory d'hydrogène vert, le projet porté par le dirigeant spécialiste du transport, Alain Samson prévoit alors de s'implanter au cœur du Grand Port Maritime. Un GPMM qui, lui-même engagé dans une nouvelle orientation stratégique de port entrepreneur, entre alors, en 2023, de façon minoritaire au capital de ce projet jusqu'alors développé sur fonds propres.
Plusieurs péripéties et une bulle hydrogène qui explose plus tard, H2V revoit son positionnement en s'alliant avec l'allemande Hy2gen pour créer la co-entreprise H4 Marseille-Fos dont le sujet désormais est la production de SAF.
Officialisée lors de Choose France, H4 Marseille-Fos va mobiliser un investissement de 1,5 milliard d'euros. L'accord entre la Française et l'Allemande est précisément de nature à rendre ce projet concret, car comme le rappelle Julien Marteau, il s'agit de créer une filière, pour l'heure, embryonnaire. Mais une filière que pousse la réglementation. « C'est la contrainte réglementaire qui crée le marché », souligne le directeur général d'Hy2gen, rappelant l'obligation pour les compagnies pétrolières de proposer aux compagnies aériennes qu'elles alimentent, un carburant intégrant a minima 1,2% de carburant de synthèse, tandis que les aéroports ont, eux, l'obligation de mettre à disposition des compagnies aériennes du carburant vert. Une réglementation qui pose d'ailleurs des jalons, avec l'objectif de monter crescendo la part de SAF, de 2% en 2030, 5% en 2035, 10% en 2040 pour atteindre 35% en 2050.
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« Il existe deux autoroutes du kérosène en France, Le Havre-Paris - qui représente 80% du volume de consommation nationale - et celle qui part de Fos et rejoint Nice, Marseille et Lyon. Nous nous plaçons sur cette seconde autoroute, dans les pas des fournisseurs actuels de kérosène », indique Julien Marteau.
Laurence Bottero