Le projet de loi de finances revient en nouvelle lecture, ce mardi 13 janvier, à l’Assemblée nationale. L’atterrissage de plusieurs dispositifs – surtaxe sur les grandes entreprises, indexation du barème de l’impôt sur le revenu, réforme de l’abattement des retraités, etc. – sera à surveiller. Et ce, même si le Premier ministre venait à utiliser l’article 49.3 pour faire adopter le texte.La France aura-t-elle (enfin) un budget en 2026 ? Après l’échec de la commission mixte paritaire le 19 décembre, le projet de loi de finances (PLF) revient en nouvelle lecture, ce mardi 13 janvier, en fin d’après-midi, à l’Assemblée nationale. Et ce, dans la version votée par le Sénat le 15 décembre. Désormais, pour le gouvernement de Sébastien Lecornu, ça passe ou ça casse.
Pour préparer au mieux les échanges dans l’hémicycle, les responsables des groupes politiques – Ensemble pour la République (EPR), Droite républicaine (DR), MoDem, Parti socialiste, Liot – se sont retrouvés, lundi après-midi, à Bercy pour une réunion de travail d'une heure et demie avec le gouvernement. Et comme la semaine précédente, les Écologistes et les Communistes n’ont pas souhaité participer aux échanges, tandis que le Rassemblement national (RN) et La France insoumise (LFI) n’ont pas été conviés par Bercy. Pour rappel, une réunion similaire, qui aura duré plus de 4 heures, avait déjà été organisée par l’exécutif la semaine passée.
L’objectif de la rencontre de ce début de semaine était, une fois de plus, de rappeler les positions des uns et des autres sur le texte budgétaire et de tenter de faire émerger un compromis. À ce stade, la partie n’est pas gagnée. « Nous avons réaffirmé nos priorités : pouvoir d'achat, jeunesse, transition écologique et logement, fait savoir à La Tribune la députée socialiste Estelle Mercier. Nous sommes encore loin d'un compromis. La droite républicaine restant accrochée à ses positions. »
Durcissement des positions
Le nouvel examen du budget en commission des finances – 28 heures de travaux au total – a surtout montré, la semaine passée, un durcissement des positions des camps politiques. Au point que le PLF a une nouvelle fois été rejeté, tant sur son volet « recettes » que sur celui des « dépenses ». « L’échec du budget, tout aussi flagrant qu’en première lecture, annonce certainement la même impossibilité de son adoption par le vote en séance », prédit déjà le député LFI et président de la commission des finances Éric Coquerel.