Les obstacles à l’approvisionnement ont grimpé en flèche pour 57 % (+22 points sur un trimestre) des patrons de PME et TPE, selon l’enquête BPI-Rexecode dévoilée par La Tribune.L’onde de choc de la guerre au Moyen-Orient continue de se propager dans l’économie française. Trois mois après l’éclatement du conflit, les entreprises subissent de plein fouet la flambée des prix. Au total, 62 % des dirigeants interrogés dans le cadre de l’enquête BPI France Rexecode, dévoilée en avant-première par La Tribune, affirment qu’ils ont eu un impact négatif sur la trésorerie ou la santé financière de leur entreprise.
À l’inverse, 28 % déclarent qu’ils n’ont pas eu d’impact et 9 % ne sont pas exposés. Parmi les freins à la croissance, les hausses de coût et de prix sont citées par 32 % des répondants contre 22 % à la fin 2025. « Les dirigeants sont aujourd’hui dans une posture de choc relatif. Le choc est moins fort qu’au moment de la guerre en Ukraine. Il y a aussi un effet d’apprentissage des chefs d’entreprise. En revanche, il y a de vraies inquiétudes sur le pouvoir d’achat des Français. L’argent brûlé à la pompe ne reviendra pas. Et les salaires ne vont pas suivre l’inflation si le conflit ne se prolonge pas », affirme Philippe Mutricy, directeur des études à la banque publique.
76 % des entreprises subissent la hausse des prix
Première conséquence de la bataille au Moyen-Orient, la hausse des prix des matières premières a frappé deux tiers des entreprises tricolores. Il s’agit principalement de la flambée des prix du pétrole et du gaz. La hausse du coût des intrants non énergétiques est citée par 32 % des répondants. Les produits concernés sont par exemple la pétrochimie ou l’agriculture. Au total, 76 % des dirigeants affirment subir des hausses de coûts de production.