Paris 2024 a dopé la France sur la scène mondiale. Mais une stratégie de long terme reste à définir.La carte postale a fait le tour du globe. Un an plus tard, certains écrins choisis pour accueillir les Jeux de Paris 2024 - Versailles, Marseille, la tour Eiffel, la Concorde, le Grand Palais... - continuent de fasciner le monde entier. Cinq milliards de téléspectateurs (et plus de 12 millions de billets vendus pour la totalité de la compétition) conservent intact le souvenir de ces épreuves, conçues pour une large part hors des stades traditionnels. Et rêvent de la France.
« Les images sublimes des Jeux olympiques et paralympiques [JOP] ont eu un incroyable effet sur la valorisation internationale du patrimoine français ; toute la planète a envie de venir chez nous », salue Leslie Rival, la secrétaire générale d'Alliance France Tourisme, qui rassemble les entreprises du secteur.
Un sondage réalisé en 2024 par Atout France, l'agence de développement touristique de la France, a révélé l'importance du rôle joué par le patrimoine dans le désir de découvrir le pays : 59 % des voyageurs étrangers interrogés associent en effet celui-ci à « une richesse culturelle exceptionnelle ». Le pari des organisateurs du Comité d'organisation des Jeux olympiques et paralympiques (Cojop), Tony Estanguet en tête, sur les dividendes touristiques récoltés - pendant comme après la manifestation sportive - a été incontestablement gagné.
« Tout le monde, y compris ceux qui n'étaient pas nécessairement enthousiastes vis‑à-vis de Paris 2024, savait que les Jeux auraient d'immenses répercussions sur l'attractivité du pays, mais même les plus convaincus n'osaient pas imaginer l'ampleur gigantesque de leur impact positif », estime l'ancien champion de rugby Pierre -Rabadan, adjoint à la maire de Paris chargé du sport et président de Paris je t'aime, l'office de tourisme de la capitale.