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Teddy Riner sur les JO de Paris : « On n’avait jamais vu ça »

Propos recueillis par Mickaël Caron

Publié le 19 juillet 2025 à 21:00

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Teddy Riner en mars  2025 à Paris.

Teddy Riner en mars 2025 à Paris.

LTD/STEPHANE MANTEY/PRESSESPORTS

La Tribune Dimanche

N145 ● 12 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
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ENTRETIEN EXCLUSIF — Le quintuple champion olympique revient sur Paris 2024 dont il a été un immense protagoniste. Et évoque son avenir.

Un allumage iconique et humide de la vasque avec Marie-José Pérec le 26 juillet. Puis deux jours de liesse au Grand Palais éphémère, les 2 et 3 août, et autant de titres au bout (individuel et par équipes). Teddy Riner a été un acteur majeur de la parenthèse enchantée de Paris 2024. Un an plus tard, le judoka le plus titré de tous les temps, détenteur de sept médailles olympiques (cinq en or, deux en bronze), n'a rien oublié de son Everest sportif. Les mois qui ont suivi ont encore charrié leur lot d'émotions et de prises de position. Fortes, dans les deux cas. Cette séquence très dense, le ­Guadeloupéen de 36 ans a bien voulu la réexaminer. Avec son naturel habituel.

LA TRIBUNE DIMANCHE — Que vous revient-il de l'été dernier  ?
TEDDY RINER — Le peuple français à l'unisson. Les gens croisés dans la rue ou dans l'avion qui nous remercient. Avec des larmes dans les yeux pour certains. Cette période a fait du bien à tout le monde et reste gravée dans la mémoire des Français, mais aussi des étrangers qui ont assisté aux Jeux ou les ont suivis à la télévision. Un an plus tard, je reçois encore pas mal de félicitations. On me remercie pour les émotions procurées. La grande mode, c'est de ne plus m'appeler Teddy mais « monsieur le président ». Tout en parlant, je repense au chemin parcouru. De la page blanche aux grandes émotions. C'était fou.

Le tirage au sort vous désignant pour le combat décisif de la finale par équipes contre le Japon a été l'un des grands moments. Pour vous aussi  ?
Pas sur l'instant. Lorsque la roulette est tombée sur la catégorie des plus de 100 kilos, j'ai regardé mes camarades, surtout Joan-Benjamin Gaba [médaillé d'argent en moins de 73 kilos, et sacré champion du monde en juin], puis je suis monté sur le tapis. Mais bien sûr, quand on y repense, le plus créatif des scénaristes n'aurait pas pu écrire une séquence aussi parfaite.

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Cette médaille collective est-elle la plus belle de votre collection  ?
Chacune m'a fait passer dans une dimension supérieure. Je ne peux pas en minimiser ou en isoler une. Depuis le bronze aux Jeux de Pékin en 2008, j'ai franchi des échelons. Mais, c'est vrai, réussir à la maison n'était pas facile. Deux fois en deux jours, encore moins. J'étais conscient que toutes les lumières seraient braquées sur moi. C'est pourquoi j'ai mis les bouchées doubles à l'entraînement. Je me suis entouré des meilleures personnes, avec lesquelles nous avons pris les bonnes décisions. Et moi, j'ai été le chef d'orchestre pour que chacun apporte les ingrédients nécessaires à la performance.

Propos recueillis par Mickaël Caron

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