EXCLUSIF. Deux tiers des chefs d'entreprise anticipent un allongement des délais de paiement en 2026, selon une étude GoCardless-OpinionWay, dévoilée ce mardi 3 février par La Tribune. Ces retards de paiement touchent particulièrement les PME et ETI.
Les petites et moyennes entreprises (PME) et entreprises de taille intermédiaire (ETI) sont particulièrement touchées par les retards de paiement. C'est ce que révèle une étude réalisée par GoCardless avec OpinionWay, dévoilée en avant-première par La Tribune ce mardi.
Selon cette étude, menée auprès de 440 entreprises, 12 % des entreprises de 10 à 49 salariés ont déjà envisagé la fermeture de leur établissement à cause des retards de paiement, soit le double de la moyenne des entreprises interrogées (6 %).
Ces entreprises sont par ailleurs légèrement plus nombreuses (56 %) à avoir dû utiliser des facilités de crédit (prêts, cartes de crédit) durant l'année écoulée pour pallier les problèmes de trésorerie causés par les retards que les autres entreprises (53 %).
Du côté des ETI, les retards de paiement sont le principal « casse-tête » de 45 % d'entre elles, contre 32 % en moyenne. 76 % estiment que ce risque inhibe leurs ambitions futures (contre 66 %), et 36 % subissent des retards de plus de 30 jours (contre 27 % en moyenne).
« Pour les PME et ETI, les retards de paiement freinent la croissance, limitent les investissements et compliquent la gestion quotidienne », commente auprès de La Tribune Clémentine Destrez, Sales Manager, Emerging and Corporate chez GoCardless.
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Globalement, près de deux tiers des chefs d'entreprise (65 %) anticipent un allongement des délais de paiement en 2026, selon l'étude GoCardless. Parmi les autres enseignements, neuf entreprises sur dix (94 %) disent perdre de l’argent chaque mois du fait de paiements tardifs.
Par ailleurs, 27 % ont dû augmenter leurs prix durant l'année écoulée. Plus de la moitié (52 %) ont évité d’aborder la question avec leurs clients, et certaines entreprises se disent prêtes à sacrifier jusqu’à 20 % de leur chiffre d’affaires annuel pour éviter une conversation délicate.