« Profonds désaccords », « retards de paiement », « pris à la gorge » : comment Shein met le bazar au BHV
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L'arrivée de Shein chez BHV a suscité de vives réactions.
LTD/Christophe ARCHAMBAULT/AFP
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L'arrivée de Shein chez BHV a suscité de vives réactions.
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Malgré une communication au cordeau, une allure très policée et un sourire inaltérable, le patron du groupe SGM (Société des Grands Magasins) n’a pas réussi à enrayer la bronca. L’arrivée dans les murs du BHV de Shein, le groupe chinois pourtant visé par une proposition de loi devant faire l’objet d’un accord entre députés et sénateurs lors d’une commission mixte paritaire (CMP) attendue à l’automne, ne passe décidément pas.
Frédéric Merlin, 34 ans, fondateur, avec sa sœur Maryline, de la foncière familiale créée en 2018, a racheté en 2023 le BHV, rebaptisé le BHV Marais, à la famille Moulin-Houzé (Galeries Lafayette), demeurée propriétaire des murs. Une acquisition emblématique, qui propulse le jeune dirigeant dans la lumière. Classé 233e fortune française par Challenges cette année, le repreneur de centres commerciaux en difficulté a constitué un groupe qui exploite vingt grands magasins, dont sept Galeries Lafayette de province.
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Un ensemble de 427 000 mètres carrés, qui a réalisé un chiffre d’affaires de 430 millions d’euros en 2024 et qui compte « 95 millions de visiteurs annuels », selon le site de l’entreprise. Depuis plusieurs mois, des dizaines de fournisseurs et partenaires du BHV multiplient néanmoins les protestations face aux impayés : une cinquantaine d’entre eux, dont de grandes marques (Diesel, Balibaris, The Kooples…), aurait engagé des procédures pour accélérer le règlement de leurs factures.