Budget 2026 : la France doit voter un « vrai budget » avant fin janvier, selon Montchalin
latribune.fr
La ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin, a rappelé que la " loi spéciale " actuellement en préparation par le gouvernement ne constitue qu’un pis-aller.
Après l’échec vendredi de l’adoption du projet de loi de finances pour 2026, le gouvernement prépare une « loi spéciale » pour éviter la paralysie budgétaire. Mais celle-ci ne pourra être que transitoire, a prévenu dimanche la ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin.
La France devra se doter d’un « vrai budget » avant la fin du mois de janvier. C’est le message martelé dimanche par la ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin, au lendemain de l’échec de l’adoption du projet de loi de finances pour 2026, qui a plongé le pays dans une nouvelle impasse budgétaire.
Invitée de BFMTV, la ministre a rappelé que la « loi spéciale » actuellement en préparation par le gouvernement ne constitue qu’un pis-aller. « C’est un service minimum », a-t-elle insisté, soulignant que ce texte exceptionnel permettra uniquement d’assurer la continuité de l’État, sans offrir de véritable trajectoire budgétaire.
Une loi de finances attendue rapidement
Cette loi spéciale vise à autoriser provisoirement la perception des impôts et la poursuite des dépenses essentielles, dans l’attente d’un nouveau projet de loi de finances. Mais l’exécutif souhaite aller vite. « Il faut un vrai budget avant fin janvier », a répété Amélie de Montchalin, alors que les discussions politiques s’annoncent complexes dans un Parlement fragmenté.
La future loi de finances ne sera pas neutre politiquement. La ministre a confirmé qu’elle comporterait « quelques hausses d’impôts », sans en préciser à ce stade la nature ni l’ampleur, laissant entrevoir des arbitrages délicats dans un contexte de tension sur les finances publiques.
Lundi, le Premier ministre Sébastien Lecornu doit recevoir les principaux responsables politiques pour les consulter.
Ces concertations ont commencé dès dimanche, avec les chefs des groupes parlementaires Renaissance et Horizons, Gabriel Attal et Paul Christophe. « On va dire à chaque acteur politique que pour qu’il y ait un budget, il faut qu’il y ait un compromis, pas un compromis du blabla », a dit la ministre.
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« Il faut que chacun considère que le moment qui est là, ce n’est pas le tract de je ne sais quel candidat à la présidentielle », a-t-elle poursuivi. « On ne peut pas dire aux gens que ça va être une année en parenthèses, une année en pause » car « les enjeux de logement, les enjeux de défense, les enjeux de narcotrafic, les enjeux agricoles nécessitent qu’on ait une action », a ajouté la ministre. « Si nous ne faisons pas ça les Français vont zapper, ils vont passer sur une autre chaîne, la chaîne des extrêmes », a-t-elle prévenu.