États-Unis : l’inflation décroche nettement en janvier
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Les États-Unis entament l'année avec une inflation en net ralentissement, à 2,4 % sur un an en janvier.
Willy Kurniawan - Reuters
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Les États-Unis entament l'année avec une inflation en net ralentissement, à 2,4 % sur un an en janvier.
Willy Kurniawan - Reuters
Une inflation en baisse. Les États-Unis débutent l'année avec une inflation en nette décélération, avec une progression des prix à la consommation de 2,4 % sur un an en janvier contre 2,7 % le mois précédent, selon des données officielles publiées vendredi 13 février. L'indice des prix à la consommation (CPI) a plus ralenti qu'attendu par les analystes, qui le voyaient à +2,5 % sur un an, selon le consensus publié par Trading Economics.
Ce qui fait baisser les prix. Le ralentissement des prix est notamment influencé par la baisse du carburant (-7,5 % sur un an). Les consommateurs profitent aussi d'une baisse du prix des véhicules d'occasion (-2 %). En revanche, les factures de gaz et d'électricité sont douloureuses (respectivement +9,8 % et +6,3 % sur un an). Le prix des œufs, qui s'était envolé l'an dernier en raison d'une chute de production due à la grippe aviaire, a plongé d'environ 34% par rapport à janvier 2025. Dans son ensemble, l'alimentation progresse cependant de 2,9 %. En ce début d'année, les compagnies aériennes ont par ailleurs nettement augmenté le prix des billets (+6,5% sur un mois).
Et les droits de douane ? Même moins rapidement, les prix continuent d'augmenter et les étiquettes affolent une grande partie des consommateurs, faisant craindre au camp présidentiel de perdre des voix lors des élections programmées en fin d'année. Donald Trump assure, lui, que l'inflation « n'est plus un problème ». Les prix progressaient cependant encore moins vite au mois d'avril 2025 (+2,3 % sur un an), période correspondant à l'annonce par Donald Trump d'un fort relèvement des droits de douane sur les produits importés. Le ralentissement surprise observé en janvier « renforce notre conviction que les hausses des prix des biens liées aux droits de douane sont largement derrière nous », commente dans une note Bernard Yaros, d'Oxford Economics.
Pourquoi c'est important. La question du coût de la vie reste centrale aux États-Unis alors que le président Donald Trump est revenu au pouvoir l'an dernier en promettant notamment de redresser le pouvoir d'achat des Américains. La donnée de l'inflation est particulièrement scrutée pour anticiper la politique monétaire de la Réserve fédérale (Fed) et une éventuelle baisse de ses taux directeurs. « Si l'inflation se calme, la Fed sera mieux placée pour baisser les taux et soulager une économie fragilisée par les inquiétudes liées à l'IA et aux pertes d'emplois potentielles », expliquait, avant l'annonce des chiffres, Ipek Ozkardeskaya, de Swissquote Bank. La Bourse de New York a ouvert sur une note prudente vendredi, accueillant sans grand enthousiasme l'accalmie observée sur le front de l'inflation aux États-Unis. Dans les premiers échanges, le Dow Jones cédait 0,09 %, l'indice Nasdaq 0,07 % et l'indice élargi S&P 500 grappillait 0,01 %.
(Avec AFP).
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