Le géant suédois a enregistré un recul de 26 % de son bénéfice d'exploitation en 2024-2025, principalement en raison de l'accent mis sur la baisse des prix. Pour 2026, Ikea France a annoncé « un format inédit de magasins » dans les villes moyennes.
Ikea recule pour mieux sauter. En novembre dernier, le numéro un mondial du meuble a annoncé une baisse de son bénéfice d'exploitation de 26 %, à 1,7 milliard d'euros sur son exercice 2024-2025. Son chiffre d'affaires de l'exercice décalé, clos fin août, a lui diminué de 1 %, à 44,6 milliards d'euros, et son bénéfice net a reculé de 32 %, à 1,5 milliard d'euros.
Selon Christophe Gazel, directeur de l'Institut de promotion et d'études de l'ameublement (IPEA), interrogé par La Tribune, ces résultats suivent « les marchés du meuble dans les principaux pays », qui « restent sous tension ». Selon les chiffres de l'Ipea, le « marché, en cumul, est aux alentours de -2 en valeur, ce qui n'est pas non plus une catastrophe ».
Toutefois, dans ce contexte, « Ikea fait mieux que beaucoup d'acteurs parce qu'il est puissant et qu'il a des capacités d'approvisionnement à des prix bien placés », souligne Christophe Gazel. Après de rares hausses de prix à la sortie du Covid, le groupe a stratégiquement consacré entre 2 et 3 milliards d'euros pour baisser ses prix de 10 % sur les deux derniers exercices.
« Cet investissement se ressent sur son évolution en valeur de chiffre d'affaires sur son exercice. C'est-à-dire qu'il baisse ses prix pour rester dans le marché et l'accompagner », explique le directeur de l'Ipea. En volume, le groupe « continue à maintenir, voire augmenter légèrement les quantités vendues », indique Christophe Gazel.
Et « il continue, surtout, ce qui est très intéressant depuis la période Covid, sa stratégie multicanal, c'est-à-dire qu'il accélère la mise à disposition à la fois des achats et des livraisons, quel que soit le tuyau de distribution que le consommateur souhaite ». En novembre, Ikea a fait part d'un chiffre de 28,9 % de parts de vente en ligne, soit « plus que la moyenne du marché ».
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