Retraites, management : la conférence Travail et Retraites fixe son programme jusqu'à l'été
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Le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou.
REUTERS - Stephanie Lecocq
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Le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou.
REUTERS - Stephanie Lecocq
L'horizon se dégage pour les partenaires sociaux. La première journée d'ateliers de la conférence Travail Emploi Retraites voulue par le gouvernement a fixé vendredi, toujours en l'absence du Medef, un programme de travail jusqu'au mois de juin avec l'objectif d'aboutir non à un accord, mais à des convergences pour éclairer l'opinion.
L'idée de cette conférence est "de travailler de la façon la plus intelligente possible et la plus nouvelle possible en essayant de faire apparaître les points de convergence (...), ne pas se contenter d'une sorte de diagnostic partagé mais de faire aboutir des points qui permettent de changer un peu la donne", a expliqué à l'issue de la journée l'un des garants des débats, le conseiller d’État honoraire Jean-Denis Combrexelle.
Voulue par le Premier ministre après l'annonce de la suspension de la réforme des retraites de 2023, cette conférence qui associe secteur privé et fonction publique doit permettre d'éclairer le débat public dans la perspective de la présidentielle de 2027.
Les participants ont établi un programme de travail comportant un atelier par mois jusqu'en juin. Parmi les sujets qui seront évoqués, l'amélioration de la qualité du management, la gestion des parcours professionnels, le pilotage et la gouvernance du système des retraites, son financement...
La principale organisation patronale, le Medef, n'y participe pas, son président Patrick Martin assurant souhaiter favoriser le dialogue social autonome, sans le gouvernement. "Tout le monde souhaiterait que le Medef soit présent", a assuré M. Combrexelle, "il peut rejoindre le dispositif quand il le souhaite".
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"On a dans ce format-là enfin quelque chose qui articule les questions de travail, d'emploi et de retraites, ce qu'on n'a jamais eu jusqu'à présent", s'est félicité Yvan Ricordeau de la CFDT, estimant que la réforme des retraites de 2023 était construite sur de mauvaises bases.
"Sur les retraites, notre point de départ, c’est l'abrogation de la reforme de 2023", a souligné la CGT par la voix de Denis Gravouil. Le syndicat entend notamment porter la question d'une nécessaire augmentation des salaires et du point d'indice des fonctionnaires.
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"On ne voudrait pas que ce soit un nouveau gloubi-boulga qui ne serve à rien", a averti Pascal Lagrue de FO. Outre le Medef, FO Fonction publique a également boudé la conférence. Le syndicat a dénoncé dans un communiqué "le massacre de la fonction publique" dans les budgets de l’État et de la Sécurité sociale.
(Avec AFP)
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